11 décembre 2017

VERS UNE CHARIA PROGRAMMÉE

C'EST DU TRÈS LOURD. VOILA des INFOS SÉRIEUSES et VÉRIFIABLES... PARTAGEZ c'est LÉGAL.

Vers une charia programmée... la charia c'est la Loi islamique, le Coran et la Tradition du Prophète sont les deux piliers de la Loi islamique. 

Appliquer la charia, c’est une revendication politique, la mise en avant d’un référentiel plutôt que l’exécution d’un programme précis. Référentiel fondé sur des préceptes islamistes

LES CHIFFRES DE L'UCLAT décembre 2017
. Individus inscrits au fichier de traitement des signalements pour la prévention de la radicalisation à caractère terroriste (FSPRT)

Au total, 17 393 individus étaient inscrits au FSPRT, dont :
- 7 400 individus signalés par les préfectures via les États-Majors de Sécurité (EMS) ;
- 5 346 individus signalés par le public via le CNAPR ;
- 5 799 objectifs inscrits par des services de police ou gendarmerie.

Tous ces individus ne sont pas nécessairement contrôlés. 
Un certain nombre sont dits « clôturés » : les services estiment qu'ils ne nécessitent plus de surveillance, mais ils demeurent au FSPRT

Il y a 1257 sites webmasters pour la pratique et conseils de l'islam en ligne, une liste de personnes et de moyens

INCONTROLABLE!!!

ex: Ahmed Kerboua / annecy-mosquee.com et Eric Charlot / librairie-salafsalih.com
quelques lieux de cultes radicaux qui devaient être fermés par bernard CASENEUVE:
1-la mosquée Al-Islah située à. villiers sur marne Val-de-Marne ré ouverte en juin 2017
2-la salle de prières d'.ecquevilly les Yvelines, sonassociation Malik Ibn Anas envisage d'ouvrir une autre mosquée, financée par les fidèles, toujours à Ecquevilly
3-la mosquée Al Rawda, à .Stains, Seine-Saint-Denis re ouvert le 19 mai 2017

La liste est longue...

Le nombre de lieux de culte islamistes double approximativement tous les dix ans:
1985: 913 lieux, 2005: 2034 lieux, 2015: 4591 lieux, aujourd'hui:???

IMPORTANT à SAVOIR:

FONDATION DES OEUVRES DE L’ISLAM DE FRANCE : pour les lieux de cultes

Cette Fondation a pour objet de répondre aux contraintes financières de l’Islam de France en rassemblant, les fonds nécessaires à son fonctionnement.

Son action s’exerce en priorité en vue de la construction et de l’aménagement ou de la rénovation de lieux de culte. 
Source : Le Centre Français des Fonds et Fondations 34 bis rue Vignon PARIS 75009 Site Internet : centre-francais-fondations.org

historique: instaurée en 2005 par Dominique de Villepin, en inactivté jusqu'à fin 2016 où là, l'ancien ministre de l'Intérieur Jean-Pierre Chevènement a été nommé par HOLLANDE, président de la fondation avec à ses côtés : la sénatrice Bariza Khiari, Khadija Gamraoui, maire adjointe à Carrières-sous-Poissy

ATTENTION ça PIQUE le YEUX: la fondation a récupérée les 950.000 euros du patrimoine de la précédente structure, il reste une donation de 2 millions d'euros de l'homme d'affaires Serge DASSAULT, à la Caisse des dépôts.

L'État, lui, est prêt à verser un million d'euros, selon l'Intérieur.

Compte tenu des "engagements fermes" de futurs donateurs, son capital devrait atteindre plusieurs millions d'euros.

Quant à l'association cultuelle, elle peu recevoir les dons de fidèles et, si des négociations en ce sens aboutissent, de collecter le produit de la "contribution volontaire" prélevée sur la vente de produits alimentaires halal, dont le marché est estimé à environ 5 milliards d'euros par an.

et l'argent? 
ben le crédit halal bien sur, c'est là en France, pour les particuliers musulmans

1-Société NOORASSUR Centre d’affaires international, 13 B chemin du Levant, 01210 Ferney Voltaire. Fondatrice du réseau : Mariji Sonia
lafinanceislamique.com et noorassur.com

2-Anass Patel/Société 570easi leader français des produits financiers conformes aux principes éthiques de la finance islamique.SAS 570 Asset Management 44 rue Poliveau 75005 Paris
https://570easi.com/

3-cerise sur le gateau: Société basée au Luxembourg???, Euris Group respecte à la lettre les principes de la charia, la loi islamique الشَّرِيعَة et propose une assistance de pointe en finance islamique. VOUS DOUTEZ, appelez les...LOL
Ammar Dabbour (Founder) et Anouar Hassoune (Managing Director)
Euris Group Siège 1 rue Jean Piret L-2350 Luxembourg
Président Euris Group : Ammar Dabbour joignable a 55600 Chauvency-le-Château
http://euris-group.com/

4-pour l'immobilier et commerces à Paris, réservés aux musulmans
Tarik Bengarai : président CIFIE&Co et SELSABIL et porte-parole du Chari’a board.
Comité Indépendant de Finance Islamique en Europe / The Independent Committee of Islamic Finance in Europe

L’Institut français de finance islamique a été créé sous la présidence d’Hervé de Charette, ancien ministre des Affaires étrangères et président de la Chambre de commerce franco-arabe, pour promouvoir la finance islamique en France.

VOUS AVEZ ETE VENDUS ICI :
CIFIE&CO Bat C Lotissement 41 / 66 Av. des Champs-Élysées 75008 Paris
SELSABIL 8 square Aquitaine 95100 Argenteuil
http://www.cifie.fr/

un code pour avoir accès à ce qu'a fait comme premier cadeau de remerciement notre gouvernement à l'ISLAM :
copier et coller dans la barre de recherche google ce code et lisez la première page:
Aïd-el-kébir 15 06 2017 INTK1705163J

Mes sources :
Journal officiel . 
REMISIS Réseau d’Informations sur les Migrations Internationales et les Relations Interethniques
Carte1 : Centre d’information et d’études sur les migrations méditerranéennes
Synthèse de la Direction de la Population et des Migrations. Site geocities.fu.ma.annuaire.iceberg.html 2003/2010.
Unité de coordination de la lutte anti-terroriste (UCLAT) du Ministère de l’Intérieur
Association Developpement Social et Dialogue Interculturel (ADSDI)
Direction de la Ville et de la Cohésion Urbaine (D.V.C.U) Service de Coopération et d’Action Culturelle (S.C.A.C.) Registre des Associations du Tribunal d’Instance de MULHOUSE

Jacques Villard 0643120935 jacquesvillard34gmail.com

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22 décembre 2017

PLAQUETTE DU GPPNE - DIFFUSION DE DECEMBRE 2017

Un Etat

Pour les Pieds-Noirs et leurs Amis

Armoiries Federation des Deux Rives Version finale

 

La paix pour seul combat !

(Albert Camus)

Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil

(G.P.P.N.E.)

L’Espoir en Méditerranée

Vers une Fédération des Deux Rives

Contact : Jacques Villard

Chef du Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil

Gouvernement.en.exil@gmail.com

gppne.pcm@gmail.com

jacquesvillard34@gmail.com

06.43.12.09.35

PN PLAQUETTELes Deux Rives

Vers un Etat Pied-Noir libre et souverain en Méditerranée

Origines du terme Pieds-noirs : Habitants d'Afrique du Nord de souche européenne.

Le nom «pieds-noirs» désigne de manière familière et générale les européens de confessions juives et chrétiennes originaires d'Afrique du Nord (Egypte, Tunisie, Algérie, Maroc) jusqu'à l'indépendance, c'est-à-dire jusqu'en mars 1956, pour les protectorats français de Tunisie et du Maroc et jusqu'en juillet 1962 pour l'Algérie française et ceux restés en Algérie après l’indépendance.

Il existe différentes hypothèses pour expliquer l'origine de l'appellation :

  • Celle qui fait référence aux bottines noires bien cirées des soldats lors de la conquête de 1830 est aujourd'hui totalement abandonnée.
  • On évoque également la coloration des pieds suite au foulage du raisin, activité des vignerons partis exercer leur métier de viticulteur en Afrique du Nord.
  • Pour le Trésor de la langue française informatisé (TLFI), le mot, composé de «pied» et de «noir», est un surnom attesté dès 1901 et désignant alors un «matelot chauffeur sur un bateau à charbon». Ce surnom viendrait du fait que les chauffeurs des bateaux à vapeur avaient l'habitude de marcher pieds nus dans la soute à charbon du navire. Ces chauffeurs étant souvent algériens, «pied-noir» a ensuite désigné, par extension, un Algérien. Cet emploi est attesté en 1917.
  • Son emploi actuel n'est attesté qu'en 1955. En effet, le terme aurait été «récupéré par les Européens d'Algérie à partir de 1955» et «marque(rait) leur prise de conscience d'une identité propre: ni Algériens musulmans, ni Français de métropole». Après une journée dans les marais, la couleur des pieds des premiers colons qui ont cherché à sécher les marais de la mittidja pour en faire une terre cultivable, au prix de milliers de morts de la malaria.
  • Mais l'origine du mot se trouverait, en fait, à Casablanca, en 1952. Une bande de jeunes Européens du quartier du Ma'arif, amateurs de cinéma américain et animateurs de manifestations contre les nationalistes marocains, s'étaient baptisés pieds-noirs en référence à la tribu indienne.

Diffusée dans la presse locale puis métropolitaine, l'expression aurait franchi la frontière algéro-marocaine pour désigner, dès 1955 ou 1956, les Français d'Afrique du Nord.

D'abord péjorative, l'expression, ensuite revendiquée par les Pieds-Noirs eux-mêmes, se répand véritablement lors de l’exode de 1962.

MER MEDITERRANEE

Aujourd’hui, 5 millions de Pieds-Noirs dans le Monde :

Afrique : Maroc, Algérie, Tunisie - 3%

Asie : Israël - 17%

Europe : Portugal, Espagne, France Italie - 60%

Amériques : Canada, USA, Argentine - 11%

Océanie : Nouvelle-Calédonie, Polynésie, Australie - 9%

Appel à la Nation Pied-Noir

Paris, 1er novembre 2016

Jacques Villard

Cher(e)s Compatriotes Pieds-Noirs et Ami(e)s,

Le signataire de ce message, Jacques Villard, est le Président du Conseil des Ministres d'un nouvel Etat qui s'est créé à l'Ouest de la Méditerranée, mais aussi le Chef du Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil qui représente le nouvel Etat devant toutes les instances internationales.

Le socle de cet Etat est le Peuple Pied-Noir, né en Algérie, en Tunisie, au Maroc, voire même en Egypte, professant les grandes religions du Livre et n'en professant aucune, parlant pratiquement toutes les langues méditerranéennes, dont les ressortissants sont originaires des deux rives de la Méditerranée, chassés, après un génocide, de leurs terres natales, spoliés de tous leurs biens, dispersés sur les cinq continents.

Les Pieds-Noirs forment, aujourd'hui, une Nation de cinq millions de concitoyens. (Voir l’extrait de la conférence d’Ernest Renan : « Qu’est-ce qu’une Nation ? »).

Cette Nation Pied-Noir était donc un peuple, avec un territoire, une histoire, une langue, une envie de vivre ensemble, une littérature, un drapeau, un hymne, des armoiries, une devise, des joies, des peines, des qualités, des défauts, un peuple comme tous les autres, en somme.

A l'heure actuelle, ce Peuple est privé de territoire en violation de toutes les lois et de tous les principes internationaux. Les droits fondamentaux de cette Nation ne sont pas respectés, son histoire et sa mémoire sont calomniées, son avenir en tant que Peuple au sein des Nations est condamné à court terme.

La Convention de Montevideo du 26 décembre 1933, la Charte des Nations Unies et tant d'autres textes internationaux définissent parfaitement le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, telle que, par exemple, la Convention d’Alger du 4 juillet 1976 (Déclaration universelle des droits des peuples).

Dans la Paix et la Sérénité, ce Peuple s'est doté d'un Etat depuis 2016 avec tous ses attributs en affirmant sa volonté fraternelle d'exister dans le strict respect de toutes les organisations internationales, afin de participer avec vigueur au développement durable de notre planète.

Cet Etat est représenté sur le plan international par le GPPNE.

Un drapeau va flotter sur les murs de ses Ambassades et de ses Consulats.

Un hymne et un chant de marche vont s'élever dans le concert des Nations.

Nous venons d'écrire au Président de la République Française et au Président de la République Algérienne, par courtoisie, afin d'informer leurs peuples respectifs de notre existence en tant que peuple frère, sans aucune référence à un passé douloureux. Nous en avons fait de même avec le Président du Sénat français et de l’Assemblée Nationale française.

Nous pensons que les deux Etats, l’Algérie et la France, en vertu des textes internationaux auxquels ils se référent, acceptent de nous doter, comme le prévoit le droit international, d'un territoire en contrepartie de celui qui nous a été confisqué au nom de l'intérêt général ainsi que de fonds d'Etat en contrepartie de ceux qui nous ont été retirés, sans notre consentement préalable.

Notre Etat, si les deux conditions de réparation sont tenues, pourrait être un ciment entre les deux pays, un espoir de Paix et de Sécurité pour les deux rives de la Méditerranée, leur permettant de contrôler l'application pacifique de la dignité et de la liberté retrouvées.

Ce pacifisme se signale immédiatement par la volonté de ce Peuple Pied-Noir à exercer une neutralité absolue dans les relations internationales, mais surtout, dans le même temps, à renoncer à la levée d'une Armée et à l'existence d'un Ministère de la Défense Nationale.

Cet Etat Pied-Noir entend mettre hors la loi des mots tels que pollution, destruction, guerre, chômage, précarité, analphabétisme et bien d'autres maux qui contribuent aux malheurs de l'humanité.

Ne doutant pas un seul instant de la volonté de la France et de l'Algérie, qui en ont les moyens, de réparer les dommages de guerre et d'effacer définitivement les outrages à la mémoire, les représentants du GPPNE vont signer dans quelques jours un compromis d’achat pour un premier territoire situé en France au titre de l’installation de son Ambassades, d’autres signatures de ce type suivront afin d’établir la légitimité de l’Etat Pied-Noir. En aucun cas, l’Etat Pied-Noir ne revendiquera par les armes une quelconque territorialité en Algérie ou en France

Les Pieds-Noirs sont présents en Tunisie, en Algérie et au Maroc au titre de leurs expressions juive et chrétienne depuis le IIème siècle de la nouvelle ère, ce qui ne fut le cas ni des Arabes, ni des Français, ni de tous autres envahisseurs. L’Algérie est une terre berbère, elle appartient aux Berbères et c’est aux Berbères à en disposer afin d’établir une large communauté fraternelle s’ils le souhaitent. Le fait de rappeler une évidence historique n’est ni une provocation, ni un reproche, mais simplement un souci de clarification que le Monde entier peut vérifier et attester. Dire que la Gaule est devenue la France par le biais d’envahisseurs divers et multiples n’est pas un acte de guerre mais un constat.

Le Peuple Pied-Noir, sa Nation, son Etat, son Gouvernement n'entament et n'entameront aucun conflit au titre d’un passé qui n’était en fait qu’une confrontation entre le GPRA et la France. Ils viennent proposer, sur un plateau d'argent, une parcelle de paix fraternelle au sein d'une civilisation méditerranéenne qui n'a que trop souffert de ses ruptures.

Nous, les migrants des années 60, constatons que notre Mer à toutes et à tous, la Méditerranée, berceau de toutes les civilisations, notre berceau identitaire, notre patrimoine commun, devient une poubelle voire un cimetière pour des millions de pauvres gens qui ne demandent qu'à vivre en Paix et à prospérer sur leurs terres natales.

Il y a chaque jour, en Méditerranée, des crimes contre l’humanité. Il appartient désormais à la communauté internationale de mettre en pratique la prédominance de la plume sur l'épée, de l’action sur le verbe, de la paix sur la guerre.

La devise de notre Gouvernement est : "La Paix pour seul Combat ".

Cette devise nous a été léguée par ce Prix Nobel Pied-Noir que fut Albert Camus.

Cette devise sera, à tout jamais, gravée sur le fronton de tous nos bâtiments publics.


Armoiries Federation des Deux Rives Version finale

Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil

Déclaration du Chef du Gouvernement

Luxembourg, le 13 Mai 2017

Cette date du 13 mai est symbolique pour nous, puisque ce fut celle du 13 mai 1958 qui, à Alger, après les événements que nous connaissons, entraîna la chute de la IVème République et l’avènement de la Vème République française.

Sans la révolte des Pieds-Noirs, la Vème République française ne serait pas née et par conséquent ne se serait pas dotée du régime qui est le sien à l’heure actuelle. Ce régime et qui légitime l’élection de son 8ème Président qui doit donc son avènement au Peuple Pied-Noir.

Vous connaissez, depuis lors, le sort que fut le nôtre. Le droit français ne nous a pas permis de trouver notre place, en tant que communauté, au sein de la Nation française comme nous le désirions ardemment. Aucun des engagements des 7 premiers Présidents de la Vème République française n’a été tenu, en ce qui nous concerne.

Ce constat étant fait, nous devons donc nous diriger vers le Droit International pour obtenir notre reconnaissance en tant que Peuple et prendre en mains notre Destin. Il ne peut en être autrement. Il n’y a aucune intention belliqueuse dans cette initiative, car si nous regardons bien l’histoire, les Québécois en ont fait de même en Amérique du Nord. Qui, par la suite a clamé à la face du monde : Vive le Québec libre ? Si ce n’est le premier Président de la Vème République française. Notre intention concerne quelques centaine d’hectares quelque part en Méditerranée. Nos contradicteurs disent que le territoire de la France est inaliénable. Mais qui a aliéné le territoire national de la France en 1962 si ce n’est le même Président de la Vème République française. En effet, au nom du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes il a offert leur indépendance à quinze départements français de plein droit représentant une superficie de 2 381 741 KM2.

La Convention de Montevideo du 26 décembre 1933, complétée par la Déclaration Universelle des droits des peuples du 4 juillet 1976, nous permet de créer notre Etat sans que personne ne puisse s’y opposer et sans que sa légitimité ne soit remise en cause par quiconque. Voici ce que cette convention stipule :

Dans son article 1er:

L’Etat comme Personne de Droit international doit réunir les conditions suivantes :

I. une Population permanente.

II. Un Territoire déterminé.

III. Un Gouvernement.

IV. Une Capacité d’entrer en relations avec les autres Etats.

 

Dans son article 3 :

L’existence politique de l’Etat est indépendante de sa reconnaissance par les autres Etats. Même, avant d’être reconnu, l’Etat a :

Le droit de défendre son intégrité et son indépendance?

De pourvoir à sa conservation et à sa prospérité et, par conséquent,

De s’organiser comme il l’entendra,

De légiférer sur ses intérêts,

D’administrer ses services et de déterminer la juridiction et la compétence de ses tribunaux.

L’exercice de ces droits n’a d’autres limites que celles de l’exercice des droits des autres Etats conformément au Droit international.

Notre feuille de route est donc tracée. Nous avons la ferme intention de réécrire l’histoire de notre Peuple :

Le 5 juillet 2017 seront construites les fondations d’un rassemblement permettant à tous les Pieds-Noirs et amis de se réunir pour réaliser l’ensemble des objectifs d’autodétermination en totale collaboration avec notre Gouvernement : l’association « Les Pieds-Noirs dans le Monde et leurs amis ».

Le 1er novembre 2017 sera officialisée la composition fonctionnelle et nominative de ce Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil.

Le 13 novembre 2017 seront remis aux Présidents de la République française, du Sénat français, de l’Assemblée Nationale française une lettre et un dossier détaillant notre initiative.

Le 24 janvier 2018 seront créées les structures financières qui permettront le fonctionnement et les investissements nécessaires afin d’acquérir un territoire déterminé qui ne sera pas le territoire national, mais qui nous permettra de fonctionner.

Le 13 mai 2018 sera officiellement proclamée la création définitive de notre Etat et de sa Constitution avec ses organes législatifs et exécutifs.

Le 5 juillet 2018 seront signés les actes concernant l’acquisition définitive d’un territoire afin d’accueillir une population permanente.

Le 1er novembre 2018 l’Etat et ses organes législatifs et exécutifs accueilleront les premiers citoyens Pieds-Noirs, nommeront les premières Ambassades et commenceront à jouir de tous leurs droits et leurs devoirs vis-vis de la communauté internationale dont ils respecteront toutes les organisations.

Ce calendrier ne pourra être tenu que si aucun obstacle majeur ne vient entamer notre programme.

Ainsi, sera démontrée la capacité de cet Etat d’exister et d’entrer en relation avec les autres Etats. L’Etat Pied-Noir aura rempli les conditions fixées par l’article 1er de la Convention de Montevideo. L’Etat Pied-Noir sera libre et souverain après trois années de travaux fraternels, intensifs et sereins.

Les engagements que prend notre Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil prouvent sa détermination et sa vocation à faire en sorte que la 3ème génération de l’exode enracine définitivement le Peuple Pied-Noir et lui donne la maîtrise totale de son destin.

Les membres du Gouvernement sont conscients du fait que leur entreprise peut être considérée comme au-dessus de leurs forces. Ils le savent et ils veulent l’ignorer. Ils ont pour eux que de l’exaltation, mais ils en ont beaucoup. Les Pieds-Noirs membres de ce Gouvernement sont heureux de compter à leurs côtés des Européens et des Méditerranéens issus de peuples venus des rives de ce lac intérieur d’une civilisation qu’ils partagent.

Nous reprenons avec ferveur le sentiment invincible de la fraternité qui unissait jadis nos pères. Puisse notre action faire en sorte que la Méditerranée et la Mer Noire redeviennent à la fois le symbole et le chemin de l’alliance entre les Nations ! Enfin, plus d’un demi-siècle après nos souffrances et notre exil, la Méditerranée redeviendra notre Mère à tout jamais.

Rien de ce qui sera alors Méditerranéen ne pourra et ne devra nous être étranger.

Jacques Villard Porte-parole du Gouvernement


 

Armoiries Federation des Deux Rives Version finale

Le Peuple Pied-Noir

Paris, le 2 juillet 2017

Ce peuple se dresse désormais pour assumer son destin dans le cadre international du Droit des Peuples à disposer d’eux-mêmes. Ce Droit est défini par le chapitre 1 verset 2 de la Charte de l’Organisation des Nations Unies comme suit : Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde.

Ce Peuple, dans le droit fil de ces recommandations, commande à un Gouvernement Provisoire de le doter d’un Etat, d’un territoire, d’une Constitution, d’un organe législatif et d’un organe exécutif.

Cet organe exécutif est le Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil (GPPNE).

Ce Gouvernement se donne pour première mission de représenter le Peuple Pied-Noir auprès de tous les Etats et de toutes les Organisations du Monde dans le cadre de la Paix et de la Sécurité.

Les Pieds-Noirs sont des Méditerranéens convaincus.

Ils souhaitent être, sans autre arme que le Verbe et l’Amour fraternel, des médiateurs et des vecteurs afin que le lac intérieur de la civilisation méditerranéenne ne devienne ni une poubelle, ni un cimetière mais reste un phare de l’humanité, lui qui en fut le berceau.

Les Pieds-Noirs font leur, la prophétie d’Isaïe que les Nations Unies ont gravée dans le marbre : 

« Et ils devront forger leurs épées en socs et leurs lances en cisailles. Une Nation ne lèvera pas l’épée contre une Nation, et ils n’apprendront plus la Guerre ».

L’un de leurs frères, Albert Camus, prix Nobel de Littérature, précisa avec conviction : 

« La paix est le seul combat qui vaille d'être mené. Ce n'est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l'ordre de choisir définitivement entre l'enfer et la raison ».

Le Peuple Pied-Noir.

Le Peuple Pied-Noir dans sa forme et dans son appellation n’appartient à personne. Il est libre et souverain. Il s’est enraciné en Afrique du Nord, depuis le deuxième siècle avec l’arrivée de juifs venus de Palestine, au 16ème siècle par l’exode d’Espagnols et au 19ème siècle par la pénétration de Français, d’Italiens et de ressortissants de tous les peuples de la Méditerranée.

Cinq Millions de Pieds-Noirs, formant ce Peuple Pied-Noir, ont été dispersés sur les cinq continents à la suite d’un génocide et d’un exode, ressortant du titre de l'article 7 du Statut de Rome qui définit les crimes contre l'humanité dès lors qu'ils sont commis sur ordre « dans le cadre d'une attaque généralisée ou systématique dirigée contre toute population civile ».

Le Peuple Pied-Noir a été injustement et illégalement spolié de ses biens immobiliers (territoire et habitations) et mobiliers qui lui appartenaient en violation de l’article 17 des Droits de l’Homme et du Citoyen qui dispose :

Art. 17. La propriété étant un droit inviolable et sacré, nul ne peut en être privé, si ce n'est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l'exige évidemment, et sous la condition d'une juste et préalable indemnité.

L’Indemnisation, si elle est intervenue, n’a été ni préalable, ni juste.

Ainsi victime d’une entente illégale entre des puissances associées à son malheur, le Peuple Pied-Noir présentera un dossier devant l'Organisation des Nations et des Peuples non représentés (officiellement, en anglais : Unrepresented Nations and Peoples Organization ou UNPO). Cette organisation est une organisation internationale dont les membres sont des peuples autochtones, des minorités et des territoires non souverains ou occupés.

L'UNPO se donne les buts suivants : affirmer la démocratie comme droit humain fondamental, mettre en œuvre les droits de l'homme, les droits civils et politiques dans le monde, défendre le droit universel à l'autonomie et à l'autodétermination, promouvoir le fédéralisme.

Elle déclare vouloir encourager le recours à des méthodes non violentes pour parvenir à des solutions pacifiques aux conflits et à l'oppression. Elle se propose d'aider ses membres à faire respecter leurs droits humains et culturels et à préserver leur environnement. Elle déclare fournir à ses membres un forum et les aider à se manifester au niveau international.

L’UNPO a inscrit les cinq principes suivants dans ses statuts : l’autodétermination, les droits de l'homme, la démocratie, la non-violence, l’écologie, toutes valeurs qui étaient déjà celles du Peuple Pied-Noir.

Le Gouvernement Pied-Noir

-Collabore avec les Gouvernements des Peuples qui le reconnaissent et le soutiennent.

-Intervient, par la médiation et la solidarité, dans tout le contexte de la Méditerranée et de la Mer Noire afin de faire régner la Paix, la Sécurité et le Développement durable.

-S’interdit toute ingérence dans les affaires de quelque Etat que ce soit, au titre de la neutralité la plus absolue.

-Sera le seul Gouvernement au Monde à ne pas disposer, en son sein, de Ministère de la Défense Nationale ou des Armées.

-Reconnaît les principes de la laïcité et de la double nationalité.

-Met hors la loi, le recours aux armes, le saccage de la flore et de la faune, la pratique du chômage, la paupérisation, la discrimination raciale et sexuelle, ainsi que toutes les pratiques qui asservissent l’humanité et détruisent l’environnement ou créent des barrières infranchissables entre les Hommes.

-Respecte et soutient l’action des Associations, des Fondations et des Groupements qui agissent afin de défendre les intérêts, la réputation et la fiabilité fraternelle des Pieds-Noirs et des Méditerranéens dans le Monde.

-Affirme que l’existence d’un Etat Pied-Noir est le juste prix payé à la condamnation et au massacre d’un Peuple qui n’a jamais démérité mais qui a été, trop souvent, manipulé et trompé par des forces politiques qui ont abusé des pouvoirs qui leur étaient conférés.

Les moyens d’action du Gouvernement Pied-Noir.

-Pour se donner les moyens d’exister, de remplir ses missions, d’aider son Peuple et ses Associations, le Gouvernement Pied-Noir :

-Se dotera d’un Fonds d’Investissements International et d’une Société Civile Immobilière pour acquérir son territoire.

-Créera sa Banque d’Etat et des Agences de Banques Privées Internationales.

-Signera des accords sans recours avec les peuples et les grandes entreprises qui le soutiendront.

-Mettra en place une organisation internationale chargée de faire connaître son existence et de recueillir des fonds.

-Organisera des festivités, des campagnes de presse, des conférences publiques, des débats confidentiels…

-Editera un certain nombre d’ouvrages historiques.

-Conclura un plan de développement durable avec de grandes entreprises qui interviendront professionnellement lors de l’installation de l’Etat sur son territoire et sur ceux des Ambassades.

-Disposera d’un Ordre de Haut niveau qui récompensera, par l’attribution de décorations, celles et ceux qui auront rendu des services importants à la Nation et à l’humanité.

-Se dotera d’un Service de Renseignement et de Sécurité, d’une Agence de Presse, d’une Chaîne de Télévision, d’une Chaîne de Radiodiffusion, d’un Centre de la Mémoire, d’un Laboratoire de Recherche Scientifique, d’une Organisation de la Santé publique et d’un Office International du Commerce.

-Permettra à sa flotte de disposer d’un pavillon international.

-Encouragera l’Ecologie, le Tourisme et la Haute Technologie.

-Edictera son droit, ses lois et ses codes conformément au Droit International.


 

 Armoiries Federation des Deux Rives Version finale

Le Manifeste

Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil

Fédération des Deux Rives

Etat Pied-Noir en Méditerranée

La Paix pour seul combat

Montpellier, le 26 mars 2017.

« Lorsqu’un peuple se dresse pour son avenir rien ne peut l’arrêter. », c’est ainsi que s’exprimait, il y a peu de temps, un homme politique français qui ambitionnait les plus hautes responsabilités dans son pays.

Deux autres hommes politiques de traditions idéologiques différentes se sont exprimés sur l’avenir de notre peuple.

Le premier s’exprimait ainsi : « Les Pieds-noirs, trois générations et nous n’en parlerons plus. Ils seront dans leurs tombes et leur histoire dans les musées ».

Le second disait : « qu’ils aillent se faire voir ailleurs. »

C’est donc à l’aune de ces trois déclarations que nous allons vous confier notre sentiment sur l’avenir de notre peuple après que son passé et son présent aient été évoqués en puisant ses droits et ses devoirs devant la scène internationale des Nations.

Aujourd’hui, si le Peuple Pied-Noir se penche sur son avenir, il a deux possibilités :

  • Laisser paisiblement chacun d’eux entrer dans sa tombe et son histoire dans les musées,
  • Se dresser pour défier le temps et les hommes en prenant ses destinées en mains et « allant se faire voir ailleurs ».

Pensant que nous choisirions naturellement la première solution, les villes d’implantation de notre communauté en France et les associations dites de rapatriés ont multiplié les initiatives favorisant l’éclosion de musées et de tombes du souvenir sans compter les stèles diverses et multiples créant parfois d’ailleurs des conflits là où devraient présider le repos éternel et le silence.

D’aucun ne considère que nous devons laisser les morts enterrer les morts et les vivants s’intégrer définitivement qui plus est anonymement dans le concert des vivants qui s’agitent de manière déraisonnée et désordonnée dans ce système de choses.

Si tant est que cela soit le désir de la majorité des nôtres, nous ne nous y opposerons pas et nous laisserons s’accomplir le destin promis par nos pires ennemis.

Il se trouve que le sang mêlé et glorieux de nos pères bouillonne dans nos veines, nous pousse à penser autrement, c’est-à-dire à ambitionner fièrement une autre vocation, celle de se dresser pour assumer librement le droit de notre peuple à gérer son avenir.

Si tant est que cette vocation soit celle d’une majorité encore plus grande que la précédente de trouver un sens à notre martyre et à notre exode, alors nous devons prendre nos responsabilités.

Comment les prendre ?

I.            Dans un premier temps, nous devons définir la vocation et la spécificité de ce Peuple et de cette Nation, que tous les citoyens du monde qui se sentent ou qui sont authentiquement Pieds-Noirs peuvent vouloir exprimer.

II.            Dans un deuxième temps, ce Peuple, cette Nation devront aller librement devant les Nations Unies de l’Afrique puis du Monde, pour dire que notre volonté est de souhaiter participer à la gestion de l’humanité avec la spécificité qu’est la nôtre, librement et souverainement.

III.            Dans un troisième temps, nous devrons nous doter de toutes les formes d’implantation et de gouvernance qu’exigent cette vocation et cette volonté, ce besoin de liberté et de souveraineté.

Oui, nous sommes un Peuple libre.

Oui, nous désirons exercer notre souveraineté.

Oui, nous souhaitons apparaître comme un Peuple mature et fraternel.

Si l’on s’attarde un instant devant le siège social des Nations Unies à New-York, nous remarquons aux pieds d’une statue monumentale la reprise d’une prédiction du prophète Isaïe, chapitre 2 et verset 4 qui dit : « Une nation ne lèvera pas l’épée contre une nation, et ils n’apprendront plus la guerre. »

C’est dans cet esprit fraternel de neutralité absolu, de laïcité et de réflexes démocratiques que nous agirons sans lever une quelconque épée contre quiconque, ayant trop souffert de la barbarie des armes et des mots.

Nous prenons l’engagement solennel de cultiver les valeurs de nos pères : l’amour fraternel, le travail, le respect de l’autre, le partage, la solidarité, la prise en charge du développement durable de notre environnement, etc.

Il n’y aura pas d’armée chez nous car la guerre sera proscrite.

Il n’y aura pas de « laisser pour compte au bord du chemin ».

Nous saurons être accueillants pour l’étranger, étant les fils spirituels de Camus, ayant connu les massacres, les prisons, l’exil et l’exode.

Allons-nous demander à exercer nos droits sur des territoires qui furent les nôtres en Afrique du Nord ? Non, bien entendu. Ce qui est perdu, est perdu.

Mais nous irons rendre visite à l’Algérie et à la France afin de savoir si ces deux nations comptent nous céder un territoire d’implantation national sachant que trois pays de la Méditerranée nous offrent déjà une terre d’asile et qu’un pays de la Mer Noire pense, lui aussi, à nous accueillir au cas où l’Algérie, là où notre Peuple est né, et la France où notre Nation s’est formée, prendraient la décision extraordinaire de rejeter notre collaboration fraternelle, notre main tendue.

Notre Peuple, notre Nation seront alors en possession d’un territoire.

Il leur restera à façonner les instances nationales et internationales qui établiront leur volonté de prendre leur destinée en mains. Il leur faudra définir le profil d’un Etat républicain démocratique méditerranéen qui soit un exemple pour tous les pays de ce lac intérieur entre l’Afrique et l’Europe que sont la Méditerranée et son prolongement naturel la Mer Noire.

Nos interlocuteurs partenaires seront bien entendu tous les pays riverains de la Russie au Maroc, des Dardanelles à Gibraltar, de ce creuset où sont nées les grandes Nations qui ont permis à leurs peuples de fleurir tous les continents de la terre.

Si tant est que nous en soyons là, cet Etat se dotera d’une Assemblée Nationale et d’un Conseil des Ministres avec toutes les représentations internationales surtout celles permettant de démontrer notre volonté de Paix et de Sécurité sur notre planète, ce vaisseau impressionnant voguant au centre de l’univers comme la Méditerranée s’étale au milieu de la terre.

Voilà l’avenir auquel nous prétendons dans la prochaine décennie.

Mais l’avenir est une aventure qui se prépare, c’est pourquoi nous lançons aujourd’hui un appel solennel à toutes celles et à tous ceux des citoyens du Monde qui sont Pieds-Noirs ou qui se reconnaissent comme tels à nous rejoindre, d’accepter d’apprendre à travailler ensemble, de simuler d’ores et déjà les structures qui pourraient se mettre en place à l’issue de ces négociations internationales.

  • Il ne s’agit pas de s’armer et de s’enfoncer dans une situation sans issue, mais d’entamer une longue marche silencieuse à la manière du Docteur Martin Luther King ou du Mahatma Gandhi.
  • Il ne s’agit pas d’embarquer sur l’Exodus et de se mettre en péril en mer, mais de construire un rassemblement de diverses nationalités qui seront autant de joyaux pour notre élan fraternel international.
  • Il ne s’agit pas d’imposer unilatéralement des structures étatiques brutales mais de les construire dans le cadre d’un consensus et d’un accompagnement acceptés par les Nations Unies et surtout par les pays qui ont participé à notre naissance et à notre formation.

L’ultime condition, vous l’avez bien compris, est votre volonté collective à vous, Pieds-Noirs, de vous créer pacifiquement un espace d’avenir dans ce monde qui portera, à la lumière de la connaissance humaine, l’œuvre de vos pères, trop tôt disparus, trop longtemps accusés de fautes qu’ils n’ont jamais commises.

Alors flottera un drapeau nouveau,

Alors s’élèvera un hymne solennel,

Alors seront remis des passeports et des cartes d’identités,

Alors s’échangeront des monnaies et des timbres,

Alors s’exprimera une nouvelle nationalité.

Et nous pourrons dire clairement et fermement :

« C’est nous les Africains, qui revenons de loin, pour défendre notre Peuple, notre Pays. »

Vive la Paix, vive l’Amour fraternel !

Vive le Peuple Pied-Noir !

Vive la Nation « Pied-Noir » !

Vive l’Etat Pied-Noir.

Vive le Gouvernement Pied-Noir en Exil !

Vivent les Pieds-Noirs !


 

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Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil

Engagement solennel des Ministres

Montpellier, le 1er novembre 2017

Les Ministres du Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil nommés pour un septennat, s’engagent à :

  • Assumer la durée totale de leur mandat,
  • Respecter tous les termes de la Constitution de l’Etat Pied-Noir qui sera proclamé officiellement le 1er novembre 2018,
  • Donner tout leur temps disponible à la réalisation des objectifs du Ministère dont ils ont la charge,
  • Mettre en place l’organisation administrative et financière de leur Ministère avec l’appui de l’ensemble des membres du Gouvernement,
  • Assister ou à se faire représenter aux réunions mensuelles du Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil à Montpellier et à Nice, mais aussi au sein de toute région française ou de tout Etat du fait d’évènements ou de circonstances exceptionnelles,
  • Reconnaître Montpellier, Nice, Alicante, Gênes et Jérusalem comme capitales de leur Etat en Exil,
  • Encourager les adhésions à l’association PNMA « Pieds-Noirs dans le Monde et leurs Amis »,
  • Faire appliquer les engagements prévus par la Charte de l’Organisation des Nations Unies, de l’Union Africaine, de l’UNPO, de la Constitution de la Fédération des Deux Rives,
  • Participer à l’écriture et la publication de l’histoire de la Nation Pied-Noir,
  • Participer à toutes les émissions radiophoniques ou télévisées, dîners-débats et conférences, séminaires ou temps de formation qui leurs seront prodigués,
  • Observer toutes les règles acceptées en Conseil des Ministres qui seront proposées par le Chef du Gouvernement ou toute autre structure de l’Etat en formation,
  • S’astreindre au secret le plus total concernant les noms des responsables et des fonctionnaires de l’Etat en formation,
  • Se dévouer pour la sécurité, la prospérité et le respect de tous les citoyens du futur Etat et à s’en donner tous les moyens,
  • Créer un Panthéon des femmes et des hommes morts pour la défense du Peuple Pied-Noir, un Comité d’Honneur pour l’association des Pieds-Noirs dans le Monde et leurs Amis.
  • Mettre en place un Site officiel, des pages Face book, des blogs et tous autres moyens de communication ou de médiatisation (agence de presse, périodiques, maison d’édition, entreprises et commerces, …),
  • Initier toutes les procédures juridiques internationales contre celles et ceux qui chercheront à s’attaquer aux fondamentaux de leur Peuple, à ses valeurs, aux femmes et aux hommes qui le servent et le soutiennent,
  • Participer à l’activité, sur demande du Chef du Gouvernement et si leur position le permet, à la création, à la formation et au développement des structures suivantes, dont les fonctions et le fonctionnement resteront confidentielles :
  1. Conseil d’Etat
  2. Conseil de la Magistrature et des Lois
  3. Conseil supérieur du Fonds d’investissement
  4. Commission des Lois
  5. CESAR (Conseil des Experts, des Scientifiques, des Analystes Rationalistes)
  6. SERES (Service de Renseignements et de Sécurité)
  7. CRATER (Commission de Recherche et d’Aménagement des Territoires)
  8. COSAC (Conseil Supérieur d’Action et de Crise),
  • Créer un centre de documentation et d’archives en relation avec le CDHA d’Aix-en-Provence et le CD de Perpignan,
  • Rejeter toute idée de revendications territoriales en Algérie ou en France,
  • Ne pas contrarier la sécurité des deux pays,
  • Remettre en cause les traités et accords internationaux qui jouent contre les intérêts vitaux de leur peuple et qui n’ont pas eu l’assentiment du GPPNE.

Chaque Ministre signe individuellement cet engagement.


 

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Conseil des Ministres

Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil

Ministres nommés pour 7 ans

 Novembre 2017

Chef et Porte-parole du Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil :

  • Maître Jacques VILLARD, Montpellier

Mandataire Judiciaire Ad Hoc, dernier Intendant Général de l’Ecole Catholique, Royale et Militaire de Sorèze (Tarn), Cofondateur du Cercle Algérianiste, Président du Comité Œuvrant en Méditerranée pour la Paix, l’Assistance sociale et la Solidarité (COMPAS).

Ministre de la Mémoire et des Traditions :

  • M. René PICO, Nice

Conseiller en gestion de Portefeuille d’Actions, Bourse et Placements (ER), chargé de la gestion du Journal Officiel.

Ministre des Affaires Etrangères :

  • Ingénieur Pierre LABORDA, Toulon

Directeur Général d’une filiale française de Travaux Publics en Afrique de l’Ouest, Afrique du Nord et Outre-mer (ER), chargé de la création du Conseil des Ministres.

Ministre de l’Intérieur et de la Fonction Publique :

  • Ingénieur Christian GOUCHET, Bordeaux

Auditeur à l’Institut des Hautes Etudes de la Défense Nationale, Ingénieur de l’Industrie.

Ministre de l’Economie et des Finances :

  • Maître Serge COMOLLI, Montpellier

Avocat, chargé de la création de la Banque d’Etat et du Fonds d’investissement. 

Ministre du Territoire, de l’Environnement et du Développement Durable :

  • M. Charles BEINIO, Montpellier

Chef d’entreprise, Ingénieur de l’Industrie et du Bâtiment. 

Ministre de la Maîtrise de l’Energie et des Energies Renouvelables :

  • M. Jean-Claude INTARTAGLIA, Nice

Cadre (ER) d’ENEDIS (Electricité Réseau de France). 

Ministre de la Santé et de la Condition Humaine :

  • Docteur Jean de COMBREDET, Nîmes

Médecin Naturopathe, chargé de la création de l’Assemblée Nationale.

Ministre du Travail et du Numérique :

  • M. André DELSOL, Melun

Chef d’entreprise (ER), Responsable de Vidéocommunication en Réseaux de communication Institutionnel. 

Ministre des Affaires Cultuelles :

  • M. Serge AIGON, Montpellier

Cadre bancaire (ER). 

Ministre des Rapatriés chargé des relations avec les grandes associations internationales de rapatriés :

  • M. Gérard DARMON, Sète

Chef d’entreprise. 

Ministre chargé des Relations avec la Communauté Harki :

  • M. Mohamed KADAR, Aix-en-Provence

Chef d’entreprise. 

Ambassadeur Extraordinaire en Afrique Centrale, ayant rang de Ministre :

  • Son Excellence Antoine NKOLO-LAWSON, Gabon

Consultant en communication, Ecrivain, Président de l’Agence de Presse InfosPlusGabon. 

Ambassadeur Extraordinaire dans les Balkans, ayant rang de Ministre :

  • Son Excellence Jean JANJIS, Roumanie

Ingénieur ER, Chef d’entreprise. 

Consul honoraire en Sardaigne, chargé des relations avec l’Italie :

  • M. Paul CASAGRANDE, Sardaigne

Chef d’entreprise ER.

****************

Ce conseil des Ministres sera complété en novembre 2018 par l’arrivée de nouveaux ministres. Des postes ministériels sont à pourvoir.

****************

Vous souhaitez contacter un Ministre, adressez votre demande à : Françoise Martinez, Cabinet du Chef du Gouvernement, mail : fr.marti.66@gmail.com


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Afin que nul n’oublie !

Qu’est-ce qu’une Nation ?

La Sorbonne, le 11 mars 1882

Conférence d’Ernest Renan 

Une nation est une âme, un principe spirituel.

Deux choses qui, à vrai dire, n'en font qu'une, constituent cette âme, ce principe spirituel. L'une est dans le passé, l'autre dans le présent. L'une est la possession en commun d'un riche legs de souvenirs ; l'autre est le consentement actuel, le désir de vivre ensemble, la volonté de continuer à faire valoir l'héritage qu'on a reçu indivis.

L'homme, Messieurs, ne s'improvise pas. La nation, comme l'individu, est l'aboutissant d'un long passé d'efforts, de sacrifices et de dévouements.

Le culte des ancêtres est de tous le plus légitime ; les ancêtres nous ont faits ce que nous sommes. Un passé héroïque, des grands hommes, de la gloire (j'entends de la véritable), voilà le capital social sur lequel on assied une idée nationale. Avoir des gloires communes dans la passé, une volonté commune dans le présent ; avoir fait de grandes choses ensemble, vouloir en faire encore, voilà les conditions essentielles pour être un peuple. On aime en proportion des sacrifices qu'on a consentis, des maux qu'on a soufferts. On aime la maison qu'on a bâtie et qu'on transmet.

Le chant spartiate : «Nous sommes ce que vous fûtes ; nous serons ce que vous êtes» est dans sa simplicité l'hymne abrégé de toute patrie.

Dans le passé, un héritage de gloire et de regrets à partager, dans l'avenir un même programme à réaliser ; avoir souffert, joui, espéré ensemble, voilà ce qui vaut mieux que des douanes communes et des frontières conformes aux idées stratégiques ; voilà ce que l'on comprend malgré les diversités de race et de langue.

Je disais tout à l'heure : «avoir souffert ensemble» ; oui, la souffrance en commun unit plus que la joie. En fait de souvenirs nationaux, les deuils valent mieux que les triomphes, car ils imposent des devoirs, ils commandent l'effort en commun.

Une nation est donc une grande solidarité, constituée par le sentiment des sacrifices qu'on a faits et de ceux qu'on est disposé à faire encore. Elle suppose un passé ; elle se résume pourtant dans le présent par un fait tangible : le consentement, le désir clairement exprimé de continuer la vie commune. L'existence d'une nation est (pardonnez-moi cette métaphore) un plébiscite de tous les jours, comme l'existence de l'individu est une affirmation perpétuelle de vie.

Oh ! Je le sais, cela est moins métaphysique que le droit divin, moins brutal que le droit prétendu historique. Dans l'ordre d'idées que je vous soumets, une nation n'a pas plus qu'un roi le droit de dire à une province : «Tu m'appartiens, je te prends». Une province, pour nous, ce sont ses habitants ; si quelqu'un en cette affaire a droit d'être consulté, c'est l'habitant. Une nation n'a jamais un véritable intérêt à s'annexer ou à retenir un pays malgré lui. Le vœu des nations est, en définitive, le seul critérium légitime, celui auquel il faut toujours en revenir.

Nous avons chassé de la politique les abstractions métaphysiques et théologiques.

Que reste-t-il, après cela ?

Il reste l'homme, ses désirs, ses besoins.

La sécession, me direz-vous, et, à la longue, l'émiettement des nations sont la conséquence d'un système qui met ces vieux organismes à la merci de volontés souvent peu éclairées. Il est clair qu'en pareille matière aucun principe ne doit être poussé à l'excès. Les vérités de cet ordre ne sont applicables que dans leur ensemble et d'une façon très générale. Les volontés humaines changent ; mais qu'est-ce qui ne change pas ici-bas ?

Les nations ne sont pas quelque chose d'éternel. Elles ont commencé, elles finiront. La confédération européenne, probablement, les remplacera. Mais telle n'est pas la loi du siècle où nous vivons. À l'heure présente, l'existence des nations est bonne, nécessaire même. Leur existence est la garantie de la liberté, qui serait perdue si le monde n'avait qu'une loi et qu'un maître.

Par leurs facultés diverses, souvent opposées, les nations servent à l'œuvre commune de la civilisation ; toutes apportent une note à ce grand concert de l'humanité, qui, en somme, est la plus haute réalité idéale que nous atteignions.

Isolées, elles ont leurs parties faibles. Je me dis souvent qu'un individu qui aurait les défauts tenus chez les nations pour des qualités, qui se nourrirait de vaine gloire ; qui serait à ce point jaloux, égoïste, querelleur ; qui ne pourrait rien supporter sans dégainer, serait le plus insupportable des hommes. Mais toutes ces dissonances de détail disparaissent dans l'ensemble. Pauvre humanité, que tu as sofferte! Que d'épreuves t'attendent encore ! Puisse l'esprit de sagesse te guider pour te préserver des innombrables dangers dont ta route est semée !

Je me résume, Messieurs.

L'homme n'est esclave ni de sa race, ni de sa langue, ni de sa religion, ni du cours des fleuves, ni de la direction des chaînes de montagnes.

Une grande agrégation d'hommes, saine d'esprit et chaude de cœur, crée une conscience morale qui s'appelle une nation.

Tant que cette conscience morale prouve sa force par les sacrifices qu'exige l'abdication de l'individu au profit d'une communauté, elle est légitime, elle a le droit d'exister.

Si des doutes s'élèvent sur ses frontières, consultez les populations disputées. Elles ont bien le droit d'avoir un avis dans la question.

Voilà qui fera sourire les transcendants de la politique, ces infaillibles qui passent leur vie à se tromper et qui, du haut de leurs principes supérieurs, prennent en pitié notre terre à terre.

«Consulter les populations, fi donc ! Quelle naïveté ! Voilà bien ces chétives idées françaises qui prétendent remplacer la diplomatie et la guerre par des moyens d'une simplicité enfantine».

Attendons, Messieurs ; laissons passer le règne des transcendants ; sachons subir le dédain des forts. Peut-être, après bien des tâtonnements infructueux, reviendra-t-on à nos modestes solutions empiriques.

Le moyen d'avoir raison dans l'avenir est, à certaines heures, de savoir se résigner à être démodé.


 

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Convention de Montevideo (extraits)

Montevideo, le 26 décembre 1933

N° 3802 Société des Nations — Recueil des Traités.

ÉTATS-UNIS D'AMÉRIQUE, RÉPUBLIQUE ARGENTINE, BRÉSIL, CHILI, COLOMBIE, etc.

Convention concernant les droits et devoirs des Etats, adoptée par la 7ème Conférence internationale américaine.

Textes officiels espagnol, anglais, français et portugais communiqués par l'envoyé extraordinaire et ministre plénipotentiaire des Etats-Unis d'Amérique à Berne et le délégué permanent de la République de Cuba près la Société des Nations.

L'enregistrement de cette convention a eu lieu le 8 janvier 1936.

Les gouvernements représentés à la septième Conférence internationale américaine, Désireux de conclure un accord sur les droits et devoirs des Etats, ont nommé les plénipotentiaires indiqués ci-après : HONDURAS : Miguel PAZ BAEAONA. Auguste C. COELLO. Luis BOGRAN. ETATS-UNIS D'AMÉRIQUE : Cordell HULL. Alexander W. WEDDELL. J. REUBEN CLARK. J. BUTLER WRIGHT. Spruille BRADEN. Mlle Sophonisba P. BRECKINRIDGE. SALVADOR : Hector David CASTRO. Arturo Ram'dn AVILA. J. Cipriano CASTRO. RÉPUBLIQUE DOMINICAINE : Tulio M. CESTERO. HAÏTI : Justin BARAU. Francis SALGADO. Antoine PIERRE-PAUL. Edmond MANGONÉS. ARGENTINE : Carlos SAAVEDRA LAMAS. Juan F. CAFFERATA. Ramôn S. CASTILLO. Carlos BREBBIA. Isidore Ruiz MORENO. Luis A. PODESTA COSTA. Raûl PREBISCH. Daniel ANTOKOLETZ. VENEZUELA : César ZUMETA. Luis CHURIÔN. José Rafaël MONTILLA. URUGUAY : Alberto MANÉ. Juan José AMÉZAGA. José G. ANTUNA. Juan Carlos BLANCO. Mme Sofia A. V. DE DEMICHELI. Martin R. EcHEGOYEN. Luis Alberto DE HERRERA. Pedro MANINI Rfos. Mateo MARQUES CASTRO. Rodolfo MEZZERA. Octavio MORATÔ. Luis MORQUIO. Teôfilo PINEYRO CHAIN. Dardo REGULES. José SERRATO. José Pedro VARELA. PARAGUAY : Justo PASTORÎ BENÎTEZ. Gerdnimo RIA\RT. Horacio A. FEI^NÀNDEZ. Mlle Maria F. GONZALEZ. ' . MEXIQUE : José Manuel Pu CASAURANC. Alfonso REYÏÎS. Basilio VADIÂXO.V. VÀSQUEZ. Romeo ORTEGA. Manuel J. 'SIERRA. Eduardo SUÂREZ. PANAMA : J. D. APIOSEMENA Eduardo E. HOLGUÎN. Oscar R. MULLER. Magiri PONS. BOLIVIE : Ca.sto ROJAS. David ALVÉSTEGUI. Arturo PINTO ESCALIER. GUATEMALA : Alfredo SKINNER KLEE. José GONZALEZ CAMPO. Carlos SALAZAR. Manuel ARROYO. BRÉSIL : Afranio DE MELLO FRANCO. LUCÏIIO A. DA CUNHA BUENO. Francisco Luis DA SILVA CAMPOS. Gilberto AMADO. Carlos CHAGAS. Samuel RIBEIRO. EQUATEUR Augusto AGUIRRE APARICIO. Humberto ALBORNOZ. Antonio PARRA. Carlos PUIG VILASSAR. Arturo SCARONE. NICARAGUA Leonardo ARGUELLO. Manuel CORDERO REYES. Carlos CUADRA PASOS. COLOMBIE Alfonso LÔPEZ. Raimundo RIVAS. José CAMACHO CARRENO. CHILI Miguel CRUCHAGA TOCORNAL. Octavio SENORET SILVA. Gustavo RIVERA. José Ramôn GUTIÉRREZ. Félix NIETO DEL Rio. Francisco FIGUEROA SÀNCHEZ. Benjamin COHEN. PÉROU Alfredo SOLF Y MURO. Felipe BARREDA LAOS. Luis FERNAN CISNEROS. CUBA Angel ALBERTO GIRAUDY. Herminio PORTELL VILÂ. Alfredo NOGUEIRA.

Lesquels, après avoir présenté leurs pleins pouvoirs qui furent reconnus en bonne et due forme,

se sont mis d'accord sur ce qui suit :

Article premier. L'Etat comme personne de Droit international doit réunir les conditions suivantes

I.  Population permanente.

II. Territoire déterminé.

III.Gouvernement.

IV. Capacité d'entrer en relations avec les autres Etats.

Article 2. L'Etat fédéral constitue une seule personne devant le Droit international.

Article 3. L'existence politique de l'Etat est indépendante de sa reconnaissance par les autres Etats. Même avant d'être reconnu, l'Etat a le droit de défendre son intégrité et son indépendance, de pourvoir à sa conservation et à sa prospérité et, par conséquent, de s'organiser comme il l'entendra, de légiférer sur ses intérêts, d'administrer ses services et de déterminer la juridiction et la compétence de ses tribunaux. L'exercice de ces droits n'a d'autres limites que celles de l'exercice des droits des autres Etats conformément au Droit international.

Article 4. Les Etats sont juridiquement égaux, ils jouissent de droits égaux et ont une égale capacité pour les exercer. Les droits de chaque Etat ne dépendent pas du pouvoir dont U dispose pour en assurer l'exercice, mais du simple fait de son existence comme personne du Droit international.

Article 5. Les droits fondamentaux des Etats ne sont susceptibles d'être affectés en aucune manière.

Article 6. La reconnaissance d'un Etat signifie tout simplement que celui qui le reconnaît accepte la personnalité de l'autre avec tous les droits et devoirs déterminés par le Droit international. La reconnaissance est inconditionnelle et irrévocable.

Article 7. La reconnaissance de l'Etat pourra être expresse ou tacite. Cette dernière résulte de tout acte qui implique l'intention de reconnaître le nouvel Etat.

Article 8. Aucun Etat n'a le droit d'intervenir dans les affaires internes ou externes d'un autre.

Article 9. La juridiction des Etats dans les limites du territoire national s'applique à tous les habitants. Les nationaux et les étrangers ne pourront pas prétendre à des droits différents ni plus étendus que ceux des nationaux.

Article 10. La conservation de la paix est d'un intérêt primordial pour les Etats. Les divergences de n'importe quelle sorte qui peuvent être suscitées entre eux doivent être réglées par les moyens pacifiques reconnus.

Article 11. Les Etats contractants consacrent de façon définitive, comme norme de leur conduite, l'obligation précise de ne pas reconnaître les acquisitions de territoires ou d'avantages spéciaux obtenus par la force, soit qu'elle consiste en l'emploi des armes, en représentations diplomatiques comminatoires ou en tout autre moyen de coaction effective. Le territoire des Etats est inviolable et il ne peut pas faire l'objet d'occupations militaires, ni d'autres mesures de force imposées par un autre Etat, ni directement ni indirectement, ni pour un motif quelconque, ni même de manière temporaire.

Article 12. La présente convention n'affecte pas les engagements contractés antérieurement par les Hautes Parties contractantes en vertu d'accords internationaux.

Article 13. La présente convention sera ratifiée par les Hautes Parties contractantes, conformément aux gouvernements. Les instruments de ratification seront déposés l'Union panaméricaine, à Washington, qui donnera avis de ce dépôt aux gouvernements signataires ; cet avis servira comme échange de ratifications.

Article 14. La présente convention entrera en vigueur entre les Hautes Parties contractantes dans l'ordre selon lequel elles y apposeront leurs ratifications respectives.

Article 15. La présente convention restera en vigueur indéfiniment, mais elle pourra être dénoncée moyennant avis fait un an à l'avance à l'Union panaméricaine, laquelle transmettra cet avis aux autres gouvernements signataires. Ce délai écoulé, la convention n'aura plus d'effet pour le dénonçant, mais elle continuera à subsister pour les autres Parties contractantes.

Article 16. La présente convention restera ouverte à l'adhésion et à l'accession des Etats non signataires.

Les instruments correspondants seront déposés aux archives de l'Union panaméricaine, qui les communiquera aux autres Hautes Parties contractantes.

En foi de quoi, les plénipotentiaires indiqués ci-dessous signent et scellent les textes espagnol, anglais, portugais et français de la présente convention, dans la ville de Montevideo, République orientale de l'Uruguay, ce vingt-sixième jour du mois de décembre de l'an mil neuf cent trente-trois.

Ratifications déposées dans les archives de l'Union panaméricaine à Washington : ETATS-UNIS D'AMÉRIQUE 13 juillet 1934. RÉPUBLIQUE DOMINICAINE 26 décembre 1934. CHILI 28 mars 1935. GUATEMALA 12 juin 1935. CUBA  28 avril 1936.

« Le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, ou droit à l'autodétermination, est le principe issu du droit international selon lequel chaque peuple dispose d'un choix libre et souverain de déterminer la forme de son régime politique, indépendamment de toute influence étrangère. »


 

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Déclaration universelle des droits des peuples

Alger, le 4 juillet 1976

Préambule

Nous vivons des temps de grandes espérances mais aussi de profondes inquiétudes :

— des temps pleins de conflits et de contradictions ;

— des temps où les luttes de libération ont soulevé les peuples du monde contre les structures nationales et internationales de l’impérialisme et sont parvenues à renverser des systèmes coloniaux ;

— des temps de luttes et de victoires où les nations se donnent, entre elles ou à l’intérieur de chacune d’elles, de nouveaux idéaux de justice ;

— des temps où les résolutions de l’assemblée générale des Nations unies, de la Déclaration universelle des droits de l’homme à la Charte des droits et Devoirs économiques des États, ont exprimé la recherche d’un nouvel ordre politique et économique international.

Mais ce sont aussi des temps de frustrations et de défaites où de nouvelles formes d’impérialisme apparaissent pour opprimer et exploiter les peuples.

L’impérialisme, par des procédés perfides et brutaux, avec la complicité de gouvernements souvent installés par lui-même, continue à dominer une partie du monde. Par intervention directe ou indirecte, par le biais des entreprises multinationales, par l’utilisation de politiciens locaux corrompus, par l’aide à des régimes militaires fondés sur la répression policière, la torture et l’extermination physique des opposants, par un ensemble de pratiques auxquelles on a donné le nom de néo-colonialisme, l’impérialisme étend son emprise sur de nombreux peuples.

Conscients d’interpréter les aspirations de notre époque, nous nous sommes réunis à Alger pour proclamer que tous les peuples du monde ont un droit égal à la liberté, le droit de s’affranchir de toute ingérence étrangère et de se donner le gouvernement de leur choix, le droit, s’ils sont asservis, de lutter pour leur libération, le droit de bénéficier, dans leur lutte, de l’assistance des autres peuples.

Persuadés que le respect effectif des droits de l’homme implique le respect des droits des peuples, nous avons adopté la DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DES PEUPLES.

Que tous ceux qui, à travers le monde, mènent le grand combat, parfois les armes à la main, pour la libération de tous les peuples, trouvent dans la présente Déclaration l’assurance de la légitimité de leur lutte.

Section I. Droit à l’existence

Art. 1. Tout peuple a droit à l’existence.

Art. 2. Tout peuple a droit au respect de son identité nationale et culturelle.

Art. 3. Tout peuple a le droit de conserver la possession paisible de son territoire et d’y retourner en cas d’expulsion.

Art. 4. Nul ne peut être, en raison de son identité nationale ou culturelle, l’objet de massacre, torture, persécution, déportation, expulsion ou soumis à des conditions de vie de nature à compromettre l’identité ou l’intégrité du peuple auquel il appartient.

Section II. Droit à l’autodétermination politique

Art. 5. Tout peuple a un droit imprescriptible et inaliénable à l’autodétermination. Il détermine son statut politique en toute liberté, sans aucune ingérence étrangère extérieure.

Art. 6. Tout peuple a le droit de s’affranchir de toute domination coloniale ou étrangère directe ou indirecte et de tout régime raciste.

Art. 7. Tout peuple a droit à un régime démocratique représentant l’ensemble des citoyens, sans distinction de race, de sexe, de croyance ou de couleur et capable d’assurer le respect effectif des droits de l’homme, et des libertés fondamentales pour tous.

Section III. Droits économiques des peuples

Art. 8. Tout peuple a un droit exclusif sur ses richesses et ses ressources naturelles. Il a le droit de les récupérer s’il en a été spolié, ainsi que de recouvrer les indemnisations injustement payées.

Art. 9. Le progrès scientifique et technique faisant partie du patrimoine commun de l’humanité, tout peuple a le droit d’y participer.

Art. 10. Tout peuple a droit à ce que son travail soit justement évalué et à ce que les échanges internationaux se fassent à des conditions égales et équitables.

Art 11. Tout peuple a le droit de se donner le système économique et social de son choix et de poursuivre sa propre voie dans le développement économique en toute liberté et sans ingérence extérieure.

Art, 12. Les droits économiques ci-dessus énoncés doivent s’exercer dans un esprit de solidarité entre les peuples du monde et en tenant compte de leurs intérêts respectifs.

Section IV. Droit à la culture

Art. 13. Tout peuple a le droit de parler sa langue, de préserver, de développer sa culture, contribuant ainsi à l’enrichissement de la culture de l’humanité.

Art. 14. Tout peuple a droit à ses richesses artistiques, historiques et culturelles.

Art. 15. Tout peuple a le droit de ne pas se voir imposer une culture qui lui soit étrangère.

Section V. Droit à l’environnement et aux ressources communes

Art. 16. Tout peuple a droit à la conservation, à la protection et à l’amélioration de son environnement.

Art. 17. Tout peuple a droit à l’utilisation du patrimoine commun de l’humanité tel que la haute mer, les fonds des mers, l’espace extra-atmosphérique.

Art. 18. Dans l’exercice des droits qui précèdent, tout peuple doit tenir compte de la nécessité de coordonner les exigences de son développement économique et celles de la solidarité entre tous les peuples du monde.

Section VI. Droits des minorités

Art. 19. Lorsqu’un peuple constitue une minorité au sein d’un État, il a droit au respect de son identité, de ses traditions, de sa langue et de son patrimoine culturel.

Art. 20. Les membres de la minorité doivent jouir, sans discrimination, des mêmes droits que les autres ressortissants de l’État et participer avec eux à la vie publique, à égalité.

Art. 21. L’exercice de ces droits doit se faire dans le respect des intérêts légitimes de la communauté prise dans son ensemble et ne saurait autoriser une atteinte à l’intégrité territoriale et à l’unité politique de l’État, dès lors que celui-ci se conduit conformément à tous les principes énoncés dans la présente Déclaration.

Section VII. Garanties et sanctions

Art. 22. Tout manquement aux dispositions de la présente Déclaration constitue une transgression d’obligation envers la communauté internationale tout entière.

Art. 23. Tout préjudice résultant d’un manquement à la présente Déclaration doit être intégralement réparé par celui qui l’a causé.

Art. 24. Tout enrichissement au détriment d’un peuple en violation des dispositions de la présente déclaration doit donner lieu à restitution des profits ainsi obtenus. Il en est de même de tous les profits excessifs réalisés par des investissements d’origine étrangère.

Art. 25. Tous traités, accords ou contrats inégaux, passés au mépris des droits fondamentaux des peuples ne sauraient produire aucun effet.

Art. 26. Les charges financières extérieures devenues excessives et insupportables pour les peuples cessent d’être exigibles.

Art. 27. Les atteintes les plus graves aux droits fondamentaux des peuples notamment à leur droit à l’existence, constituent des crimes internationaux, entraînant la responsabilité pénale individuelle de leurs auteurs.

Art. 28. Tout peuple dont les droits fondamentaux sont gravement méconnus a le droit de les faire valoir, notamment par la lutte politique ou syndicale, et même, en dernière instance, par le recours à la force.

Art. 29. Les mouvements de libération doivent avoir accès aux organisations internationales, et leurs combattants ont droit à la protection du droit humanitaire de la guerre.

Art. 30. Le rétablissement des droits fondamentaux d’un peuple, lorsqu’ils sont gravement méconnus, est un devoir qui s’impose à tous les membres de la communauté internationale.

* La Déclaration universelle des droits des peuples a été publiée (en trois langues : français, anglais et espagnol) par les Éditions François Maspero (Paris, 1977). Elle figure notamment dans : Peuples et États du tiers monde face à l’ordre international, PUF, Paris, 1978 ; Pour un droit des peuples, Berger-Levrault, Paris, 1978 ; Les Droits des humains, Université de Paix, Bruxelles, 1979 ; Daniel COLARD, Droit des relations internationales. Documents fondamentaux, Masson, Paris, 1983.TPP - Algérie.


 

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ORGANISATION des NATIONS UNIES

O.N.U.

Chapitre I : Buts et principes

Article 1

Les buts des Nations Unies sont les suivants :

  1. Maintenir la paix et la sécurité internationales et à cette fin : prendre des mesures collectives efficaces en vue de prévenir et d'écarter les menaces à la paix et de réprimer tout acte d'agression ou autre rupture de la paix, et réaliser, par des moyens pacifiques, conformément aux principes de la justice et du droit international, l'ajustement ou le règlement de différends ou de situations, de caractère international, susceptibles de mener à une rupture de la paix;
  2. Développer entre les nations des relations amicales fondées sur le respect du principe de l'égalité de droits des peuples et de leur droit à disposer d'eux-mêmes, et prendre toutes autres mesures propres à consolider la paix du monde;
  3. Réaliser la coopération internationale en résolvant les problèmes internationaux d'ordre économique, social, intellectuel ou humanitaire, en développant et en encourageant le respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinctions de race, de sexe, de langue ou de religion;
  4. Être un centre où s'harmonisent les efforts des nations vers ces fins communes.

 

Article 2

L'Organisation des Nations Unies et ses Membres, dans la poursuite des buts énoncés à l'Article 1, doivent agir conformément aux principes suivants :

  1. L'Organisation est fondée sur le principe de l'égalité souveraine de tous ses Membres.
  2. Les Membres de l'Organisation, afin d'assurer à tous la jouissance des droits et avantages résultant de leur qualité de Membre, doivent remplir de bonne foi les obligations qu'ils ont assumées aux termes de la présente Charte.
  3. Les Membres de l'Organisation règlent leurs différends internationaux par des moyens pacifiques, de telle manière que la paix et la sécurité internationales ainsi que la justice ne soient pas mises en danger.
  4. Les Membres de l'Organisation s'abstiennent, dans leurs relations internationales, de recourir à la menace ou à l'emploi de la force, soit contre l'intégrité territoriale ou l'indépendance politique de tout État, soit de toute autre manière incompatible avec les buts des Nations Unies.
  5. Les Membres de l'Organisation donnent à celle-ci pleine assistance dans toute action entreprise par elle conformément aux dispositions de la présente Charte et s'abstiennent de prêter assistance à un État contre lequel l'Organisation entreprend une action préventive ou coercitive.
  6. L'Organisation fait en sorte que les États qui ne sont pas Membres des Nations Unies agissent conformément à ces principes dans la mesure nécessaire au maintien de la paix et de la sécurité internationales.
  7. Aucune disposition de la présente Charte n'autorise les Nations Unies à intervenir dans des affaires qui relèvent essentiellement de la compétence nationale d'un État ni n'oblige les Membres à soumettre des affaires de ce genre à une procédure de règlement aux termes de la présente Charte; toutefois, ce principe ne porte en rien atteinte à l'application des mesures de coercition prévues au Chapitre VII.

 

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Vive le Québec libre !

Droit des Québécois à disposer de leur destin.

Montréal, le 24 juillet 1967

Le 24 juillet 1967, à 19 heures 30, quinze mille personnes attendent le Premier Président de la Vème République française devant l'Hôtel de Ville de Montréal, où il arrive avec un peu de retard. 

Jean Drapeau l'accueille à l'entrée puis, après les hymnes nationaux, les dignitaires entrent dans le bâtiment. Il est prévu que le Président français aille saluer la foule au balcon, mais aucun discours ne doit y être prononcé, même si la foule le réclame. Le Président français demande tout de même à dire quelques mots et son garde du corps Paul Comiti, qui a repéré des micros, les fait installer et brancher. Le Président français prononce alors son discours historique, sans que l'on sache s'il a été prémédité ou, emporté par l'émotion, non préparé.

Lors de son discours à l'Hôtel de Ville le 24 juillet 1967, le Président français s'exprime en ces mots :

« C'est une immense émotion qui remplit mon cœur en voyant devant moi la ville de Montréal ... française.(ovation du public)Au nom du vieux pays, au nom de la France, je vous salue. Je vous salue de tout mon cœur ! Je vais vous confier un secret que vous ne répéterez pas, (rires de la foule) ce soir ici, et tout le long de ma route, je me trouvais dans une atmosphère du même genre que celle de la Libération. (longue ovation de la foule)

Et tout le long de ma route, outre cela, j'ai constaté quel immense effort de progrès, de développement, et par conséquent d'affranchissement (ovation) vous accomplissez ici, et c'est à Montréal qu'il faut que je le dise, (ovation) parce que, s'il y a au monde une ville exemplaire par ses réussites modernes, c'est la vôtre! (ovation). Je dis c'est la vôtre et je me permets d'ajouter, c'est la nôtre. (ovation)

Si vous saviez quelle confiance la France réveillée, après d'immenses épreuves, porte maintenant vers vous. Si vous saviez quelle affection elle recommence à ressentir pour les Français du Canada, (ovation), et si vous saviez à quel point elle se sent obligée de concourir à votre marche en avant, à votre progrès ! C'est pourquoi elle a conclu avec le gouvernement du Québec, avec celui de mon ami Johnson (ovation), des accords pour que les Français de part et d'autre de l'Atlantique travaillent ensemble à une même œuvre française. (ovation)

Et, d'ailleurs, le concours que la France va, tous les jours un peu plus, prêter ici, elle sait bien que vous le lui rendrez, parce que vous êtes en train de vous constituer des élites, des usines, des entreprises, des laboratoires, qui feront l'étonnement de tous et qui, un jour, j'en suis sûr, vous permettront d'aider la France. (ovation)

Voilà ce que je suis venu vous dire ce soir en ajoutant que j'emporte de cette réunion inouïe de Montréal un souvenir inoubliable. La France entière sait, voit, entend, ce qui se passe ici et je puis vous dire qu'elle en vaudra mieux.

Vive Montréal ! Vive le Québec ! (ovation)

Vive le Québec... libre ! (très longue ovation)

Vive le Canada français ! Et vive la France ! (ovation) »

De Gaulle est longuement ovationné par la foule présente. Son discours ébahit à peu près tout le monde, y compris Daniel Johnson,

et choque le gouvernement du Canada, qui ne désire plus sa présence.


 

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Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil

Appel à tous les Pieds-Noirs et Amis

Madame, Monsieur, Cher(e)s Compatriotes, Cher(e)s Ami(e)s,

Le Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil a besoin de l’aide financière de bienfaiteurs Pieds-Noirs, de leurs alliés, de leurs amis et de leurs sympathisants.

Vous pouvez aider ce gouvernement en :

  • Accordant un rendez-vous à une délégation du Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil (GPPNE),
  • Effectuant directement un don au nom de l’association « Pieds-Noirs dans le Monde et leurs Amis » (PNMA),
  • Accordant un prêt à l’Etat, pour une durée limitée avec des mensualités assorties d’intérêts, conclu entre les parties par l’intermédiaire de vos avocats et notaires,
  • Souscrivant une participation à un fonds d’investissement,
  • Participant directement à la création de la Banque d’Etat,
  • Signant un pré-marché public concernant les structures administratives de l’Etat qui seront installées sur le territoire national et dans les Ambassades,
  • Adhérant à l’association« Pieds-Noirs dans le Monde et leurs Amis » (PNMA),

Un collectif d’avocats est à votre disposition pour répondre à l’ensemble de vos questions préalables tout au long de la mise en place de l’Etat Pied-Noir.

Vous remerciant pour votre patriotisme, le Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil vous assure de sa profonde reconnaissance.

Piednoirement vôtre,

Jacques VILLARD Chef du Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil

Toute adhésion, tout don feront l’objet d’un certificat de reconnaissance et d’une carte de citoyenneté.

Adresser tout courrier à  : PNMA Jacques VILLARD

Résidence le Carignan Esc.A, n°121 1171, rue Bugarel

34000 MONTPELLIER

Contact : Jacques VILLARD gppne.pcm@gmail.com

jacquesvillard34@gmil.com

06.43.12.09.35


BULLETIN D'ADHÉSION 2017-2018

Les Pieds-Noirs dans le Monde et leurs Amis

Siège social : 34280 La Grande Motte

 Contact secrétariat : fr.marti.66@gmail.com

Association n° W343021343 soumise à la loi du 1er juillet 1901 et au décret du 16 août 1901

A remplir par l'adhérent (exemplaire à conserver par l'association) :

 

Prénom :.............................................................................................................................................

 

Nom :..................................................................................................................................................

 

Date de naissance :..................../..................../...................... Lieu : …………………………………………………..

 

Adresse :.............................................................................................................................................

..........................................................................................................................................................

 

Code postal :........................................ Ville :..............................................................................................

 

Tél :....................................................................Email :.....................................................@..........................................

 

Je déclare par la présente souhaiter devenir membre de l'association : Les Pieds-Noirs dans le Monde et leurs Amis

A ce titre, je déclare connaître l'objet de l'association : L’union des Pieds-Noirs du Monde et leurs amis pour son action de soutien au Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil, et accepte les statuts et le règlement intérieur qui sont mis à ma disposition par mail (sur demande) sous forme de fichier numérique.

« La paix est le seul combat qui vaille d'être mené.  Ce n'est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l'ordre de choisir définitivement entre l'enfer et la raison ». Albert Camus

Membre actif : Cotisation annuelle 10 €

Membre souscripteur UNPO : 90 €

Membre bienfaiteur : Don libre (unique, mensuel, annuel)

Correspondance et règlement par chèque bancaire à l’ordre de PNMA sont à adresser à :

Jacques VILLARD - PNMA – Résidence Le Carignan / Esc.A, n°121 / 1171 rue Bugarel / 34000 MONTPELLIER

Fait à..........................................................................., le.............................................................................................. 

Signature (Faire précéder de la mention "Lu et approuvé") 

Un reçu comptable vous sera adressé en retour. Merci pour votre chaleureux et fraternel soutien.

Les informations recueillies sont nécessaires pour votre adhésion. Conformément à la loi "Informatique et Libertés" du 6 janvier 1978, vous disposez d'un droit d'accès et de rectification aux données personnelles vous concernant. Pour l'exercer, adressez-vous au secrétariat de l'association.

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24 décembre 2017

JE VOULAIS VOUS DIRE MA TRISTESSE

Chers tous et toutes,

Avant la fin de l'année, je voulais vous dire ma tristesse.

L'un d'entre nous que je croyais le meilleur, nous a trompés et nous a volés.

Pour se justifier auprès de sa famille, de ses enfants de ses amis, de ses frères, il calomnie les uns et les autres.

Les documents que nous avons réceptionnés des autorités administratives et bancaires sont nets sur ses manipulations.

Ils sont à la disposition de qui voudra les consulter.

Il n'a pas voulu nous les rendre lui-même pour que nous n'apprenions pas les détails de la forfaiture.

Je ne suis pas un juge. Ce n'est pas à moi à rendre la justice.

La justice s'en chargera.

Il est venu dans mes foyers familiaux, dans ceux de mes amis, dans ceux de mes frères. Il est venu porter le mensonge et la trahison.

Il a ruiné des mois de combat et tous les espoirs de celles et ceux qui sortant de l'enfer voulaient créer un paradis bien à eux.

Il s'est comporté comme Judas. Il n'a cessé de m'embrasser comme un frère au moment même où il commettait ses forfaits.

Je le plains et je vais prier pour lui pendant ses fêtes de Noël car il est perdu même s'il arrive à convaincre les uns et les autres.

Il a trompé, il a menti, il a volé celles et ceux qui lui portaient une confiance totale.

 Nous en avions fait l'un des nôtres et nous étions heureux de le fréquenter.

Il finira comme Judas. La Justice des Hommes n'y pourra rien.

Désormais, il se bat contre lui-même et c'est le plus dur des combats. Il le perdra car il n'a rien compris à la démarche philosophique.

A côté de mon bureau, il y a la photographie d'un jeune homme de 19 ans qui porte son nom et qui est tombé à mes côtés en héros durant la guerre d'Algérie.

J'étais heureux de le savoir à côté de moi car je pensais qu'il était de la même race.

Il n'en est rien. C'est un misérable.

Que Dieu lui pardonne car pour moi, cela m'est impossible !

Ce n'est pas moi qu'il a abattu et il ne m'abattra pas  car je connais bien ce genre d'hommes pour avoir vécu une guerre.

A deux reprises, je l'ai attendu dans des réunions qu'il avait souhaitées. Il n'est pas venu.

Je lui ai encore tendu la main, il y a quelques jours. Rien.

Il va assumer désormais son destin.

L'Avenir nous dira ce qui résultera de cette affaire.

Il va devoir affronter le regard des autres.

Oui, il peut nous cracher dessus. 

Nous sommes habitués en tant que chrétiens et nous n'ignorons pas finalement que c'est celui sur qui on crache qui gagne la partie.

Nous qui connaissons la Vérité, nous le plaignons. Il a franchi les frontières. Il meurt de son vivant.

A Dieu l'ami ! Nous ne te souhaitions pas ce sort. Nous voulions te prendre à nos côtés et te porter, avec nous, vers la Victoire.

Oui, tu nous a porté un mauvais coup comme d'autres mais merci car finalement tu nous confortes à sortir de ce monde pourri au sein duquel vit le plus grand nombre.

Je te conseille de lire la Bible au moins une fois dans ta vie : 2 Timothée 3
Sache que, dans les derniers jours, il y aura des temps difficiles.

Car les hommes seront égoïstes, amis de l'argent, fanfarons, hautains, blasphémateurs, rebelles à leurs parents, ingrats, irréligieux, insensibles, déloyaux, calomniateurs, intempérants, cruels, ennemis des gens de bien,…

Sans le savoir, tu es en train d'accomplir la prophétie. 

Toi, l'homme sans foi, ni loi, ni honneur, ni gloire, je te conseille de lire "Pour le tombeau d'un Capitaine".

Nous,  les soldats nous n'ignorons pas ce qu'est le sacrifice suprême pour ceux que nous aimons.

Bon vent !

Jacques Villard

  Mais ce n'est pas sur une grandeur perdue qu'il faut d'abord pleurer. C'est sur une dignité disparue, la dignité très élémentaire des hommes libres qui se résignent mal au mépris et n'acceptent que difficilement d'abandonner l'usage de leur intelligence et de leur cœur.

 Que les préposés au sommeil officiel des Français n'entretiennent pas d'équivoque sur notre compte. Nous ne prétendrons pas encombrer longtemps l'histoire de nos plaintes, de nos regrets et de nos nostalgies. Nous savons que l'herbe pousse encore plus vite sur les illusions mortes que sur les tombeaux. Si légitime que nous apparaisse aujourd'hui notre refus, nous savons quelles pitoyables images finissent par offrir à leurs fils les vieux vaincus qui s'obstinent et s'acharnent aux souvenirs de leur défaite. Nous s'avons que l'Ecclésiaste est sage qui dit qu'il est un temps pour abattre et un temps pour bâtir, un temps pour haïr et un temps pour guérir, un temps pour déchirer et un temps pour recoudre.

 Mais nous savons aussi que la conscience de ce pays vient d'être abîmée, outragée et salie. Nous savons que rien de fort ni de juste ne peut être fondé sur la soumission au mensonge et l'acceptation de la lâcheté.

 C'est au mensonge et à la lâcheté que nous ne nous résignons pas à apporter aujourd'hui la complicité de notre silence.

Jacques Villard  Chef et Porte-parole du GPPNE  06.43.12.09.35 jacquesvillard34@gmail.com

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Noël 2017 : Vœux du Chef du GPPNE

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NOËL 2017 ! MESSAGE D’ESPOIR ET DE PAIX !

Cher(e)s Compatriotes Pieds-Noirs et Ami(e)s des Pieds-Noirs,

Chef du Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil, je tiens à vous dire combien moi-même et l’ensemble des Ministres de notre Gouvernement nous pensons à vous et à vos familles en ce jour de Noël.

Nous n’ignorons rien de vos difficultés qui sont les nôtres, rien de votre peine qui est la nôtre, rien de vos espoirs qui sont les nôtres.

Notre Peuple Pied-Noir, notre Nation sont entrés dans la Communauté Internationale par notre action et les deux textes qui la permettent, la Convention de Montevideo du 26 décembre 1933 et la Déclaration Universelle des droits des Peuples à Alger le 4 juillet 1976.

L’Etat Pied-Noir est créé. Il a un nom : la Fédération des Deux Rives. Il est gouverné par un Chef d’Etat, un Président d’Assemblée Nationale et un Président du Conseil des Ministres. Il détient un Hymne, un Drapeau, une Constitution, une Doctrine…

Pour des raisons de sécurité, à la suite de la démission du Chef de l’Etat et du Président de l’Assemblée Nationale, leurs remplaçants, immédiatement mis en place, ne se découvriront qu’en novembre 2018.

Président du Conseil des Ministres, j’assume donc toutes les responsabilités officielles de Chef du Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil (GPPNE).

A ce titre, j’ai personnellement remis le 13 novembre 2017, au Président de la République Française, aux Présidents de l’Assemblée Nationale et du Sénat, une lettre et un dossier confidentiels sur les structures de notre Etat.

Nous travaillons donc dans un cadre légal et transparent.

En exil, sur le territoire français, nous soumettons aux services concernés toutes les informations qui interviennent dans le cadre du droit et des lois françaises comme le firent et le font :

-          Le Gouvernement Provisoire de la République Française (GPRF) à Alger le 3 juin 1944 et à partir du 31 août de la même année à Paris,

-          Le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne au Caire le 19 septembre 1958,

-          Le Gouvernement Provisoire Kabyle installé officiellement à Paris le 11 novembre 2017, succédant au MAK(Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie) formé en 2001.

Nous n’apportons aucune novation aux règles de discussion entre la France et les grandes associations de rapatriés qui sont seules habilitées à traiter du contentieux entre les parties.

L’Etat Pied-Noir ne se substituera jamais à des contentieux internes entre un pays et la communauté Pied-Noir qui est intégrée sur son sol, sauf si la sécurité de celle-ci est en danger.

Notre Etat est un Etat qui applique la plus stricte neutralité dans les conflits du Monde. Il n’est donc pas concerné par le contentieux franco-algérien.

Cependant, il est de son devoir de revenir sur les conditions historiques exactes qui ont présidé au génocide, à la spoliation et à l’exode du Peuple Pied-Noir vers des pays situés sur les cinq continents de notre planète.

Au titre de sa neutralité, l’Etat Pied-Noir s’interdit toute ingérence dans la politique interne de l’ensemble des pays du monde. Il n’est pas dans le cadre d’une démarche passéiste, mais au contraire, il est résolument tourné vers l’avenir qu’il offre en perspective aux générations qui vont reprendre le flambeau laissé par leurs anciens.

A ce titre, il est hors de question de débarquer un petit matin en Algérie, en Tunisie, au Maroc ou en Egypte pour revendiquer tel ou tel droit, tel ou tel territoire. Ces pays sont libres de leur destin comme notre Etat Pied-Noir est libre du sien.

La gouvernance de l’Etat Pied-Noir se situe actuellement dans le cadre d’une souveraineté fonctionnelle tant que son territoire ne sera pas reconnu officiellement.

Ce territoire et les territoires des Ambassades ou des Consulats de l’Etat Pied-Noir font l’objet de recherches internationales approfondies.

Trois cas peuvent intervenir :

-          Un don territorial gratuit opéré par un Etat souverain,

-          Un bail emphytéotique onéreux sur deux siècles opéré par un Etat souverain,

-          Un achat pur et simple de territoires opéré en accord avec un Etat souverain à la suite d’une vente par un Etat, une personne morale ou une personne physique.

Tous les projets sont gérés par le Ministère du Territoire.

Dans le cadre de la neutralité absolue qui est donc la sienne, l’Etat Pied-Noir ne lèvera aucune armée et ne disposera jamais d’un Ministère des Armées.

La sécurité de ses ressortissants sur son territoire et sur les territoires où ils se sont réfugiés fera l’objet de l’action constante du Ministère de l’Intérieur et des structures mises en place à cet effet, en collaboration avec les autorités des Etats concernés. Personne ne doit porter atteinte à nos ressortissants par un quelconque moyen de pression ou attentat contre la vie.

Le territoire sur lequel l’Etat Pied-Noir implantera son siège et ses structures d’accueil fera l’objet d’une politique de développement durable en coopération avec des experts écologiques internationaux.

L’Etat Pied-Noir, représentant des ressortissants dont les racines généalogiques s’inscrivent en Europe, en Afrique, en Asie, signera tous les traités internationaux et reconnaîtra toutes les organisations internationales qui participeront à l’établissement de la Paix, de la Fraternité et de la préservation de l’écologie en Méditerranée et en Mer Noire.

Les peuples français et algériens qui sont fédérés au sein de la France et de l’Algérie sont des peuples frères du premier cercle. Ils ne sont en rien coupables des décisions prises dans le temps par leurs dirigeants respectifs qui ont débouché sur une guerre fratricide de plusieurs années.

Jamais le Peuple Pied-Noir n’a levé une armée telle que la France ou l’Algérie pour combattre des populations françaises ou algériennes.

Sa présence sur le sol algérien de la Berbérie du IIème siècle à ce jour, puisqu’il reste des enclaves Pieds-Noirs en Afrique du Nord, a été pacifique et tournée vers l’édification de territoires modernes et structurés.

Lors des deux guerres mondiales, les Pieds-Noirs ont apporté massivement leur concours à la coalition des peuples libres partisans de la Paix, versant le sang de plusieurs centaines de milliers des leurs.

L’Etat Pied-Noir s’engage à ce que ses ressortissants bénéficient de la double nationalité, soient des exemples de probité et de solidarité, cultivant leurs traditions dans le strict respect de celles des autres.

L’Etat Pied-Noir n’acceptera pas sur son territoire que se mettent en place des laissés pour compte, au titre du chômage, de la pauvreté ou de la maladie. La solidarité fraternelle sera l’un des axes principaux de sa demande économique.

La faune et la flore seront respectées faisant l’objet des mêmes lois qui président à la présence des humains sur un territoire donné dans le cadre d’un développement durable et prospère.

Fort de ces belles résolutions à l’ombre de l’année nouvelle, le Chef et Porte-parole du GPPNE présente tous ses vœux de bon Noël à vous cher(e)s compatriotes Pieds-Noirs et ami(e)s des Pieds-Noirs, à vos amis ainsi qu’à toutes les populations du monde, sans distinction, qui militent pour la Paix, la Fraternité et la Solidarité sur notre planète.

Je reviendrai vers vous pour les vœux du Nouvel An.

Nota bene :

1°) Un déjeuner devant réunir toutes celles et ceux qui souhaitent rejoindre leurs responsables se déroulera le samedi 20 janvier 2018 à Montpellier. Pour plus de renseignements, contactez-nous : gppne.pcm.sc@gmail.com

2°) l’année 2018 sera l’an III de notre Etat dont l’acte fondateur a été signé à Montpellier le 1er octobre 2016.

Jacques Villard  Chef et Porte-parole du GPPNE  06.43.12.09.35 jacquesvillard34@gmail.com

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19 janvier 2018

SUJET DE REFLEXION

Cher (e) s Ami (e) s,

            Je vous adresse le document joint non pas pour mettre de la braise sur le feu mais pour ouvrir le débat au sein de notre Gouvernement.

           Je suis convaincu que la Paix doit régner au sein de ce lac intérieur qu'est la Méditerranée.

           Mais la guerre religieuse est en train de déstabiliser la rive sud ainsi qu'une partie de la rive nord ce cette Méditerranée.

           Chaque Ministre doit se pénétrer du fait que nous avons une mission essentielle à accomplir pour notre Peuple : lui donner une raison d'espérer et de vaincre ses angoisses.

           Il ne s'agit pas pour nous de prendre les armes mais d'être des lanceurs d'alertes.

           Certains d'entre nous travaillent durement, font face ensemble à l'adversité intérieure et extérieure, donnent beaucoup de temps, de moyens à notre combat, d'autres sont invisibles, ont des états d'âmes, piochent dans les caisses à leur seul profit, enfin les derniers s'étripent pour se partager le peu de viande qu'il y a sur les os, s'adonnant à leurs fatigues, se délectant par la fin prochaine de l'aventure...

           Il n'y rien là que de très banal. Tous les Gouvernements du Monde connaissent ces élans bons et mauvais. C'est pourquoi d'ailleurs, tout va mal.

           Notre légitimité, notre honneur, notre pugnacité nous viennent des sueurs, des larmes et du sang versés par nos ancêtres.

           Il y a quelques décennies maintenant, un chef d'État, qui ne nous estimait pas, a assuré confidentiellement à l'un de ses Ministres,  qui se préoccupait de notre sort :

 "Les Pieds-Noirs, trois générations et l'on n'en parlent plus. 

           Ils seront absorbés, digérés par la France et les pays du Monde qui les ont accueillis lorsqu'ils se sont enfuis de leur sol natal laissant derrière eux l'œuvre de leurs pères, leurs disparus et leurs morts. 

           Les Pieds-Noirs ne sont pas une communauté, ni un Peuple, encore moins une Nation. 

           D'où viennent-ils ? Des bas-fonds de l'Europe.

           Où vont-ils ? Dans la poussière des musées et dans les tombes de leur renoncement."

           Nous allons répondre dans les mois qui viennent à ces propos de malheur.

           Mais en attendant, regardons un peu ce que prévoient certains experts mondiaux et demandons nous ce que risque d'être l'avenir.

https://www.youtube.com/watch?v=l4MdH9Ll6os&feature=youtu.be

Armée de l'Air Aérienne Algérienne.

Avion de combat

Avion d'assaut

Avion d'entraînement de base

Avion d'entraînement avancé

Avion de ravitaillement en vol

Avion de transport

Avion de liaison

Avion de ligne

Hélicoptères

Drone

           Croyez-vous vraiment que nous soyons face à des collectionneurs ou pensez-vous que nous soyons face à une armée qui se prépare à combattre ?

           Quelle menace l'Algérie a-t-elle en face d'elle qui justifie un pareil déploiement de forces aériennes ?

           Demandez à tous les nôtres de nous rejoindre, n'écoutez pas les sirènes du désespoir !

           Nous sommes des hommes de Paix mais nous avons les yeux ouverts et nous allons témoigner paisiblement afin que nul n'ignore.

           Bien fraternellement

Jacques Villard

https://www.youtube.com/watch?v=l4MdH9Ll6os

Jacques Villard  Chef et Porte-parole du GPPNE  06.43.12.09.35 jacquesvillard34@gmail.com

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ORAN 5 JUILLET 1962 - REQUIEM POUR UN MASSACRE OUBLIE

Causeur

Par Gérard Rosenzweig LE 5 JUILLET 2016

Oran, 5 juillet 1962: requiem pour un massacre oublié.

https://www.causeur.fr/oran-guerre-algerie-decolonisation-5-juillet-1962-2-38934

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Jeudi 5 juillet 1962. Cinq heures du matin. Le jour commence à se lever sur Oran. Il devrait faire très chaud. Un souffle de sirocco vient de franchir la barrière des hauts plateaux et se laisse glisser vers la mer. Comme le reste du pays, la ville a voté l’indépendance le dimanche 1er juillet. Celle-ci est effective depuis le 3.

Les festivités populaires sont pour la journée du 5. C’est une rumeur insistante qui l’annonce, de rue en rue, de quartier en quartier. Sur les 200 000 Oranais français d’origine européenne, dont 30 000 de religion juive, sont encore là environ 40 000 personnes, hommes, femmes et enfants mêlés. Peut-être moins. Dans des conditions matérielles inimaginables, les autres ont déjà pris le terrible et définitif chemin de l’exil…

Quarante mille vivants, mais dont deux tiers sont pris au piège du manque de moyens de transport. Et pour cause : le gouvernement gaulliste n’a pas ajouté la moindre rotation — de navire ou d’avion —  pour répondre à l’immense et prévisible torrent des départs : les pieds-noirs ne sont pas les bienvenus . Mais l’ont-ils jamais été hors en 1914 -1918 et 1944-1945 ? Les abords de l’aéroport de La Sénia et la zone portuaire sont ainsi devenus des lieux d’entassement, de désordre indescriptible et de désespoir. Le chaos humanitaire s’ajoute au chaos militaire. Paris a choisi de l’ignorer.

Restent donc quelques milliers d’Oranais pieds-noirs qui, volontairement, n’ont pas encore quitté leur terre natale. Eux ont choisi d’attendre et voir (« Tout va peut-être rapidement s’améliorer… »), ou par opportunisme personnel, ou craignant pour leur entreprise, leur commerce ou leurs biens. Des vieillards isolés aussi, qui n’ont plus la force de partir vers une terre que pour la plupart ils ne connaissent pas.

Ou plus volontairement encore pour quelques centaines d’entre eux. Ces derniers sont logiques avec eux-mêmes et le choix politique qui les a conduits à soutenir plus ou moins activement le FLN. Pour eux, bientôt, le mirage d’une carte d’identité algérienne. Ceux que l’on appellera plus tard les « pieds-verts ». Un pour cent des Français d’Algérie.

Officiellement, la guerre est stoppée

5 juillet 1962. Depuis plus de trois mois, et contre toute évidence, la guerre est officiellement terminée. L’armée française qui a stoppé unilatéralement toute action militaire depuis le 19 mars à midi, ne protège plus la population civile européenne. Encore plus qu’avant, les pieds-noirs sont ainsi livrés depuis ce jour de défaite et de deuil, aux innombrables attentats aveugles du FLN et aux enlèvements qui augmentent en flèche. Désormais seule, face aux tueurs FLN et l’inflexibilité du parjure, l’OAS fondée à la mi-1961. Ses commandos ont poursuivi le combat contre l’inéluctable. A un contre dix. Contre le FLN et les forces françaises devenus désormais alliés contre nature.

Le gigantesque incendie du port pétrolier est le point final de cette guerre dans la guerre. Collines et Autonomes ont quitté Oran pour l’Espagne dès le 26 juin. L’Organisation armée secrète n’est plus, et avec elle son rêve de conserver l’Algérie à la France. Il ne reste plus un seul de ses quelques centaines de jeunes hommes survivants d’une année d’ultra-violence, et durant laquelle — comme à Alger — ils se sont battus contre le sanglant terrorisme FLN, et l’impitoyable répression d’une armée française dirigée contre un million de civils français désarmés. Français dits « d’Algérie »… De ces commandos oranais, la moitié d’entre eux est tombée les armes à la main en moins de douze mois. Et majoritairement face aux balles de l’armée française et la terrible et tortionnaire gendarmerie mobile.

Impitoyable et aveugle répression dirigée contre ces petits blancs coupables d’avoir cru jusqu’au bout au « Vive l’Algérie française » crié devant 100 000 personnes le 4 juin 1958 à Mostaganem à 90 km à l’est d’Oran, et par le Général de Gaulle lui-même. Le Général-parjure.

Le chaos a tout dévoré. Entre un monde qui vient de mourir et celui qui ne lui a pas encore succédé, vient de s’ouvrir une béance d’apocalypse où le pire et l’impossible deviennent ordinaires. Malgré l’apparence, plus aucune structure officielle ne fonctionne. Bien à l’abri dans ses cantonnements urbains, l’armée française observe et ne bouge plus. Pour la seule ville, 16 000 hommes en armes et leurs officiers, réduits sur ordre au déshonneur. Oran-la-Française, Oran-la-Rebelle finit de mourir.

Sept heures. Le soleil est déjà haut. Santa-Cruz, son fort et sa basilique vont tenter une dernière fois de veiller sur les survivants. La nuit n’a pas été calme malgré les rues désertées. Pas de fusillades, pas d’explosions, et pourtant peu nombreux sont ceux qui ont pu dormir. Les bruits les plus contradictoires se font entendre partout. Une tension de plus en plus palpable a précédé le progressif envahissement des avenues et des boulevards par une foule déchaînée. Même les murs ont peur.

Cette tension qui monte, peu à peu se fait tintamarre. Tandis que le centre-ville tarde à s’ouvrir au présent, les faubourgs surpeuplés se répandent dans les rues étroites. Direction le centre. Depuis deux jours le bled a investi Oran pour y célébrer l’indépendance et matérialiser la victoire sur la France.

La ville entre en ébullition

La couronne de quartiers périphériques entre progressivement en ébullition. Ebullition de joies et de triomphe politique, modérée d’incertitudes soigneusement provoquées et entretenues par des meneurs du FLN. Comme l’annonce l’une de leurs banderoles : « L’indépendance n’est qu’une étape »…

Mais pour qui œuvrent-ils ? Pour le clan Ben Bella ou celui du seul Boumediene et son armée des frontières ? Pour l’un des multiples courants d’un gouvernement provisoire de la République algérienne déjà dépassé ? Pour l’un ou l’autre des nombreux clans avides de pouvoir ? Nul ne le sait. Et cela n’a pas d’importance ; le peuple algérien triomphe pour quelques jours encore tandis que chaque faction veut démontrer l’incompétence de l’autre et confisquer à son bénéfice les rênes du pouvoir naissant.

Le Maroc n’est pas loin, et « Radio Trottoir » assure que l’armée des frontières fonce depuis cette nuit dans la direction de cette capitale de l’Ouest algérien… Capitale dont le contrôle lui ouvrira ensuite la route d’Alger et d’un pouvoir à prendre.

Huit heures. Une chaleur qui s’annonce étouffante et lourde va s’infiltrer partout. Le soleil déjà écrase la ville. Les faubourgs commencent leur lente descente vers le centre-ville. Médioni, Lamur, Victor-Hugo, Ville-Nouvelle, le Village-Nègre, le sanguinaire quartier des Planteurs, Eckmühl… Des dizaines de milliers d’Algériens, ivres de joie et de vengeance, déferlent vers le centre. Dans toutes les bouches, les cris, les slogans révolutionnaires et les chants de mort se mêlent en un charivari de violence et de transe. Cette marée humaine se retrouve progressivement aux portes des quartiers à dominante européenne.

Entre neuf heures et dix heures, trois points névralgiques sont investis : par la rue d’Oudjda, la rue de Tlemcen et le boulevard du 2ème Zouaves, dix mille manifestants surexcités convergent vers la place Karguentah. Le lieu est devenu politiquement symbolique même si les pieds-noirs l’ignorent : la vaste place ovale est dominée par l’étrange bâtiment nommé « Maison du colon ». En Algérie, jusqu’en 1962, « colon » est le titre de noblesse de celui qui travaille une terre difficile. Après 1962, ce sera autre chose… C’est donc l’équivalent d’une Maison des agriculteurs… Dans Le Minotaure ou la halte d’Oran, Albert Camus a longuement brocardé ce bâtiment très original et de belle taille, mais à l’architecture inclassable et surprenante.

Son faîte en forme de coupe renversée domine la cohue vociférante. A quelques centaines de mètres, au terme du boulevard de Mascara et du boulevard Joffre, la place d’Armes — vaste espace arboré bordé de bâtiments officiels — est maintenant noyée elle aussi d’une masse humaine maintenant déchaînée, hurlant et gesticulant. De rares meneurs en civil — commissaires politiques — s’y sont infiltrés, et tentent là aussi d’amplifier et diriger cette puissance que plus rien ne pourra bientôt contenir.

Là aussi, deux ou trois dizaines de milliers d’hommes jeunes surtout, excités par les you-you stridents des femmes. Cette mer humaine se répartit entre la mairie et sa façade de mini-Versailles, le remarquable et gracieux théâtre municipal construit au début du siècle, et enfin le Cercle militaire, mess des officiers où des centaines de soldats français sont retranchés sur ordre. Ils savent qu’ils ne bougeront pas. « Quoi qu’il arrive », comme cela a été décidé à l’Elysée.

Et puis, dernier lieu symbolique un peu plus bas vers cette avenue du Général-Leclerc qui mène vers le cœur urbain de la place des Victoires, le square Jeanne d’Arc au pied des escaliers de la cathédrale, à la façade de style néo-mauresque. Là aussi enfin, une foule gigantesque occupe tout ce qui peut l’être et entoure la statue équestre de la Pucelle. Celle-ci, toute dorée des sabots jusqu’à l’épée inclinée vers le sol, élève depuis trente et un ans son visage vers le ciel. Encore quelques instants, puis escaladée par les plus agiles, elle va se retrouver porteuse d’un immense drapeau vert et blanc.

Le triangle de la mort prend forme

Le triangle de la mort est ainsi tracé et scellé. Le décor est en place. Il ne manque plus que les trois coups d’une prévisible et inévitable tragédie… Trois coups bientôt frappés à la porte du malheur… Le rideau va se lever sur le plus grand massacre de civils de toute la guerre d’Algérie. Et dont pourtant celle-ci ne fut pas avare.

Aussi étrange que cela puisse paraître aujourd’hui, de nombreux pieds-noirs marchent sans crainte au milieu de cette foule. Oran la populaire se maintient fidèle à sa vieille tradition cosmopolite. Depuis toujours, dans l’Oran populaire, on cohabitait, on était voisin, la pauvreté partagée était le meilleur lien…

Les derniers Oranais français observent, certains se réjouissent, d’autres tentent de rejoindre leur lieu de travail par volonté ou habitude. Avec le temps, ils se sont habitués aux attentats aveugles, aux grenades, aux brusques fusillades, aux bombes du FLN, aux attaques brutales des groupes OAS, aux mitrailleuses 12,7 et aux canons de 37 de l’armée française. La guerre et la mort n’ont pas réussi à empêcher ce peuple d’âme espagnole à continuer de vivre.

Et puis, cette guerre qui n’a jamais dit son nom, n’est-elle pas finie depuis plus de trois mois ? L’armée française l’a placardé partout ; ce doit donc être vrai puisqu’elle l’affirme. Et puis, et puis elle est bien toujours là ; c’est donc bien que tout va rentrer dans l’ordre. L’Oranais n’est pas avare de contradictions…

Une détonation et la ville s’embrase

Onze heures. Ou quelques minutes avant. Place Karguentah. Soudain un coup de feu, parti d’on ne sait où ; suivi de plusieurs autres. Quelqu’un est tombé. La panique. Des cris, des hurlements ; des doigts se tendent selon un automatisme parfait. « La Maison du colon ! C’est là ! C’est là ! L’OAS ! C’est l’OAS ! »

Presque à la même seconde, devant la cathédrale, même tir, mêmes doigts qui se tendent, eux, vers les balcons des immeubles proches, mêmes cris : « C’est l’OAS ! C’est l’OAS ! » Le massacre peut enfin commencer.

En quelques secondes, c’est la chasse à l’homme blanc. D’abord vont mourir ces Européens présents parmi la foule. Les couteaux jaillissent des poches, des pistolets, des cordes, des haches, des ongles de femmes, de lourdes et tranchantes pierres toutes bien préparées… Le double abattoir qui vient simultanément de s’ouvrir va engloutir en quelques minutes les premières dizaines de victimes. L’horreur ne peut se décrire… Place de la cathédrale, place Karguentah, on tue. On tue comme on chante ; on tue comme on respire…

Malheur au blanc et à tout ce qui s’en rapproche

Place d’Armes, les manifestants, après de multiples égorgements, font maintenant des prisonniers. Tout ce qui montre allure européenne, vêtements, visages, langage, tout est capturé, dépouillé, roué de coups, blessé. Malheur au blanc et à tout ce qui s’en rapproche. Là aussi, des dizaines et des dizaines d’hommes de femmes ou d’enfants touchent à leur dernier jour. La ville n’est plus qu’une clameur multiple de cris de mourants, de pogroms et de haine brutale.

La contagion est instantanée : en moins d’une heure le massacre pousse ses métastases partout et  s’organise selon d’épouvantables modes. Ici, on tue à la chaîne. Là, c’est à l’unité, à la famille. En quelques lieux, le sang a envahi les caniveaux. Ailleurs, on assassine, on démembre, on violente, on blesse pour faire plus longtemps souffrir ; le parent meurt devant le parent provisoirement épargné.

Douze heures trente. La place d’Armes est devenue maintenant un lieu de détention et de transit. Tandis qu’à cinquante mètres, à l’abri du Cercle militaire et des arbres qui le dissimulent, les soldats français ne peuvent pas ne pas entendre l’affreux concert de mort qui va durer jusqu’à dix-sept heures.

Plus connu sous le nom de « Boucher d’Oran », le général Katz nommé à cette fonction par un autre général-président, effectuera même à cette heure-là un rapide survol en hélicoptère. Sans rien repérer de particulier certifiera t-il, sinon quelques attroupements et défilés de manifestants joyeux. « Ne craignez rien, mon Général, aucun imprévu notable dans cette ville où vous avez prononcé l’un de vos meilleurs discours, et qui vous a tant acclamé… »

« Mort aux Roumis ! », « Mort aux Youdis ! »

Treize heures. Place d’Armes toujours. Des camions militaires se présentent et s’alignent. Dans les premiers, on entasse ceux des prisonniers qui tiennent encore debout. Les autres sont chargés de cadavres. De dizaines et de dizaines de cadavres jetés les uns sur les autres. Ces camions proviennent des Etablissements du Matériel de l’armée française. Camions que celle-ci a remis depuis le 19 mars au FLN pour la logistique de la force locale chargée d’effectuer la transition et le maintien de l’ordre.

Tous se dirigent vers le sinistre quartier du Petit Lac. Où les vivants sont atrocement massacrés, et tous les corps enfouis dans d’innommables charniers rapidement ouverts à la pelleteuse, ou au fond de ces marigots d’eau salée et putride qui lui ont donné son nom.

Treize heures. L’horreur couvre maintenant toute la ville. Partout des chasses à l’homme menées aux cris de « Mort aux Roumis ! », « Mort aux Youdis ! » Les tueurs sont innombrables. Ici, on égorge une famille. Un peu plus loin, une autre est fusillée contre un mur déjà balafré de sang. Là, on arrête les voitures ; les occupants blancs meurent ou prennent la direction du Petit Lac tandis que la voiture est volée ou incendiée. Ailleurs, des groupes déchaînés pénètrent dans les immeubles, éventrent les portes et tuent tout ce qui est pied-noir. Ailleurs encore, un vieil homme est jeté du haut de son balcon. Plus loin une femme court et tente inutilement d’échapper à ses poursuivants.

Des groupes indistincts d’hommes et de femmes, les mains en l’air, sont conduits à pied vers le commissariat central, ou un autre lieu de détention qui deviendra vite lieu de mort. Peu de coups de feu. Beaucoup de cris d’agonie. Des hurlements, des ordres encore. Des poursuites.

Des hangars, des gymnases, des dépôts commerciaux deviennent lieux de détention. Détention très provisoire. Et durant ces heures maudites, les mêmes camions poursuivent leur lent travail de noria et d’effacement des traces. C’est ainsi qu’au quartier de la Marine proche de la Calère, plus d’une centaine de « suspects » sont regroupés dans un vaste local duquel ils seront libérés, leur a-t-on dit, après vérification de leur identité. Il n’y aura pas un survivant. Tous disparaissent à jamais.

Quinze heures. Un bref accrochage a lieu sur l’esplanade de la gare, tandis que finit de se consumer  à même le sol le corps d’un homme jeune qui a longtemps hurlé. L’accrochage est le fait d’une section de soldats français menée par un jeune officier qui sans le savoir va tenter à lui seul de sauver l’honneur d’une armée déshonorée. Sa section reprend ainsi un petit groupe de prisonniers conduit à pied vers leur destin. De la même façon, plus bas vers le centre, un lieutenant courageux va ravir plus d’une dizaine d’otages européens en passe de disparaître dans les sous-sols du commissariat central.

Une bouteille à la mer

Quinze heures encore. Place de la Bastille. Dans le bâtiment de la Grande Poste, plus précisément dans la partie occupé par le central téléphonique relié à la métropole, se trouvent encore des téléphonistes — dont une majorité de jeunes femmes. Celles-ci ont lancé un appel au secours sur les fréquences internationales. Comme on lance une dernière bouteille à la mer. Cet appel aurait été capté par un navire anglais qui l’aurait amplifié et transmis vers le Nord-Méditerranée. Mais cet appel a aussi été capté par les radios de l’armée FLN des frontières. Ses hommes viennent d’encercler le bâtiment et l’investissent. La plupart des occupants sont tués sur place. Les survivants chargés sur leurs véhicules pour disparaître à jamais. Là aussi, nul ne sera jamais retrouvé.

Même le dieu des chrétiens abandonne les siens ; les églises n’ont su protéger les quelques fuyards éperdus qui espéraient y trouver refuge. La grande synagogue du boulevard Joffre n’a pu faire mieux. « Mort aux Youdis ! »,« Mort aux Roumis ! »

Ça et là, cependant, de très rares prisonniers échappent au massacre. Le hasard, autre nom du destin, fait passer un Algérien musulman près d’un groupe de vivants provisoires. Celui-ci y reconnaît un voisin, un ami, un employeur, une femme ; quelqu’un qu’il connaît peut-être depuis l’enfance. Si l’homme a réussi à convaincre exécuteurs ou garde-chiourmes, un homme est épargné, une femme revit. Ces retours de l’enfer restent hélas rarissimes.

Dix sept heures. Ou un peu avant. Les rumeurs internationales commencent à se faire trop insistantes. Les questions des capitales affluent vers Paris. « Que se passe-t-il à Oran ? » Est-ce là  la seule cause du changement d’attitude ? Soudain, de plusieurs casernes simultanément, surgissent  des patrouilles armées et quelques blindés. Un corps militaire FLN se joint à elles. Le secret politique ne livrera rien des rapides accrochages, des rares échanges de feu. Le calme est rétabli dans l’heure qui suit. Même les bourreaux ont besoin de repos.

Mais si cette réaction reste bien timide, elle suffit pourtant à stopper les massacres et ses tragédies. L’ALN publie aussitôt un communiqué affirmant que l’ordre est rétabli dans Oran, et que les ennemis de la révolution algérienne ne sont pas parvenus à leurs fins. « Des meneurs, disent-ils, ont été arrêtés et seront jugés et punis par les tribunaux de la République algérienne démocratique et populaire. »

Le couvre-feu est instauré à partir du coucher du soleil à 19h55. Mais pas pour tout le monde. Pendant la nuit, les mêmes camions nettoient la ville de ces derniers cadavres et effacent les traces et les preuves du carnage. La gendarmerie mobile française prend quelques photos des derniers entassements de cadavres. Ces photos sont introuvables.

Le 6 juillet, rien n’y paraît plus

Le 6 juillet, la ville est propre. Même si ça et là, quelques tueurs sont encore à l’œuvre. Les journalistes français présents sortent des bâtiments militaires où la France a assuré leur protection. Mais il n’y a plus rien à voir, ils peuvent circuler…

Dans les jours qui suivent, des hélicoptères français ramèneront d’indiscutables clichés, pris au-dessus du Petit Lac, et montrant de multiples et longues fosses parallèles en passe d’être refermées.

L’Algérie nouvelle vient de naître. Son acte de naissance est paraphé des sept cents noms des victimes françaises, sacrifiées sur l’autel du vent de l’Histoire et celui de l’anticolonialisme.

Cinquante quatre ans après, un bilan plus précis reste difficile à établir. Sans doute entre sept cents et mille deux cents morts. L’administration française, la civile aussi bien que la militaire, a tout fait pour que la vérité ne puisse sortir du puits qu’elle a contribué à fermer avec l’aide active des différents pouvoirs algériens.

Le pouvoir gaulliste ne peut être coupable. Le pouvoir algérien non plus. L’amitié franco-algérienne est intouchable. Cette perversion du silence fonctionne toujours aujourd’hui, ardemment soutenue par la gauche française.

D’abord, il fut question de 25 morts (Général Katz). Puis d’une petite centaine, un an plus tard et dans la presse parisienne. Ce nombre a plafonné ensuite à 325, pendant quarante ans, de 1970 à 2010. Sans listes nominatives précises ni recherches réelles. Il a fallu la volonté et l’obstination d’un chercheur historien pour pouvoir rompre « à titre exceptionnel » le secret des archives officielles françaises, et découvrir dans l’épouvante et l’horreur, la réalité de la tragédie du 5 juillet 1962 à Oran.

Raison d’Etat…

Sept cents morts… Au minimum. A 95%, les corps n’ont jamais été retrouvés. C’est à dire qu’ils n’ont jamais été recherchés. La France et son allié l’Algérie ne pouvant être soupçonnées d’assassinats collectifs et de complicité. Cela se nomme « raison d’Etat ».

Aujourd’hui encore et pour le nombre, rien n’est sûr, rien n’est prouvé. Seuls savent les pieds-noirs d’Oran et les vieux Algériens qui se souviennent et en parlent discrètement encore entre eux. Le sujet est devenu une bombe à retardement politique qui finira inéluctablement par exploser.

Mais les sept cents morts du 5 juillet 1962 ne sont qu’une partie d’un bilan encore plus lourd. Après la signature des accords dits d’Evian, et ne pouvant poursuivre les assassinats de pieds-noirs avec la même liberté qu’auparavant, le FLN a développé une terrible politique d’enlèvements. Pour briser, chez ce peuple, la volonté de se maintenir. Et lui imposer la seule alternative, celle de « la valise ou du cercueil… »

De ce funeste mois de mars 1962 jusqu’à mars 1963, il y a eu plus de 2 000 enlèvements effectués sur cette part de la population française. Des blédards surtout, des petits blancs qui refusaient de perdre cette terre qu’ils aimaient et qui avait été leur patrie. Parmi eux, quelques centaines ont été libérés vivants, quelques dizaines de corps retrouvés. Les autres, avec ceux du 5 juillet 1962, ont désormais leurs noms gravés sur le Mur des Disparus à Perpignan. Tel qu’il est écrit à l’entrée du monument : « C’est ici leur premier et ultime tombeau »…

Combien de temps va t-il encore falloir attendre pour que ce jour affreux trouve enfin la page toujours blanche qui l’attend dans les livres d’histoire ? Combien de temps va t-il encore falloir attendre pour que soient sondés les charniers du Petit Lac ? Combien de temps va t-il encore falloir attendre pour que s’ouvrent toutes les archives, et que la France ait la grandeur de reconnaître sa complicité dans ce crime d’abandon de son propre peuple ? Et, comme pour ceux d’Oradour-sur-Glane, recevoir en son sein la mémoire de ces Disparus qui n’avaient cessé de croire en elle. Oui, combien de temps encore ?

Réveille-toi Antigone, Créon est toujours de ce monde. A nouveau Polynice a besoin de toi…

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22 janvier 2018

LES ENFANTS DU "CENTRE GEORGES GUYNEMER" de 1941 à 1945

Piere Anglade-Dépêche du Midi 05 01 2017

Cet ouvrage est vendu au profit de l'entretien des basiliques catholiques en Algérie :Notre Dame d'Afrique à Alger, Santa Cruz à Oran, Saint Augustin à Bône.

Trois mille enfants réfugiés en Algérie de 1941 à 1945

SOS outre-mer Villard

Tékécharger en PDF

Voir aussi  ALGÉRIE- DES FAMILLES ACCUEILLENT DES ENFANTS DE LA GUERRE DE 39/45

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25 janvier 2018

CINQUIÈME DÉCLARATION DU GOUVERNEMENT PROVISOIRE PIED-NOIR EN EXIL

Cher(e)s Ami(e)s,

Je vous adresse, en priorité, notre cinquième déclaration du Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil (GPPNE).

Je vous demande de bien vouloir nous faire parvenir votre sentiment quel qu'il soit.

Un grand hebdomadaire français doit parler de notre combat le 31 janvier.

Nous vous informerons de sa parution. Faites circuler nos informations !

Si vous n'êtes pas d'accord avec notre engagement et si vous ne souhaitez plus recevoir nos déclarations, n'hésitez pas à nous l'écrire ! Nous sommes des partisans de la liberté de penser et de s'exprimer, au même titre que le fut Voltaire. Celles et ceux qui recevraient nos textes par erreur voudront bien nous en excuser et nous le signaler.

Si vous souhaitez que nous fassions, nous-mêmes, circuler nos documents, adressez-nous, avec leur accord, les messageries de vos correspondants habituels. La modestie de notre vidéo prouvent que nous ne sommes financés par personne d'autres que nous-mêmes et nos partisans mais que nous avons la volonté permanente de nous améliorer au seul service de nos compatriotes et leurs amis.

Merci infiniment.

Bien cordialement

Jacques Villard ​Chef du Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil​

9, Rue du Four 34600 FAUGERES 06.43.12.09​.​35. (1)

jacquesvillard34@gmail.com

(1) Certains s'étonnent que mes coordonnées soient publiques. Nous ne sommes pas des clandestins. La démarche de notre Gouvernement s'inscrit dans le cadre du Droit International et nous n'en sortirons pas. Par ailleurs, nous ne sommes pas des adeptes du complot permanent. Nous écrivons et nous signons tout ce que nous publions.

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06 février 2018

FESTIVAL DE LA CHANSON PIED-NOIR

Chantez l'histoire de notre Peuple.

Merci !

Un petit mot pour demander à tous les Pieds-Noirs de rajouter des chansons et des témoignages dans les commentaires. 

Merci infiniment

Jacques Villard 

https://www.youtube.com/watch?v=wVNX4fZjWDg&list=PLhSpGszQqAsxVp8qE1Jh9uW7Njc9Cw9mk&index=40

https://www.youtube.com/watch?v=E91qC5Od_kE&list=PLhSpGszQqAsxVp8qE1Jh9uW7Njc9Cw9mk&index=16

https://www.youtube.com/watch?v=wjSVz5j2CjE

https://www.youtube.com/watch?v=dCElZGUlzE0&list=PLhSpGszQqAsxVp8qE1Jh9uW7Njc9Cw9mk&index=17

https://www.youtube.com/watch?v=p-btmOtyhH0&list=PLhSpGszQqAsxVp8qE1Jh9uW7Njc9Cw9mk&index=18

https://www.youtube.com/watch?v=FfvoIghgsVs&index=19&list=PLhSpGszQqAsxVp8qE1Jh9uW7Njc9Cw9mk

https://www.youtube.com/watch?v=X35fo_iJ2DY&index=21&list=PLhSpGszQqAsxVp8qE1Jh9uW7Njc9Cw9mk

https://www.youtube.com/watch?v=B5slbSt1nYw&list=PLhSpGszQqAsxVp8qE1Jh9uW7Njc9Cw9mk&index=34

https://www.youtube.com/watch?v=ZE7S9Gx5-EM&list=PLhSpGszQqAsxVp8qE1Jh9uW7Njc9Cw9mk&index=37

https://www.youtube.com/watch?v=nET2SvUpU3c&list=PLhSpGszQqAsxVp8qE1Jh9uW7Njc9Cw9mk&index=38

https://www.youtube.com/watch?v=54P8VPUwT38&list=PLhSpGszQqAsxVp8qE1Jh9uW7Njc9Cw9mk&index=47

https://www.youtube.com/watch?v=9alymsnGrlQ

https://www.youtube.com/watch?v=2r6pC_PbADk

https://www.youtube.com/watch?v=j5-ZO2taxIY

https://www.youtube.com/watch?v=LQQi6JOoaic

https://www.youtube.com/watch?v=N7puPUyW6Ng

https://www.youtube.com/watch?v=HNAV93pg7Sc

Jacques Villard 0643120935

jacquesvillard34@gmail.com

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