Le 26 novembre 2017 du GPPNE Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil

Cher Monsieur le Président, Cher Maître, Cher Compatriote, Cher ami,

 

            Je suis aux commandes. Je sors du silence que je me suis imposé à petits pas.

 

           Pour que nos amis ne désespèrent pas, je leur adresse cette correspondance en copie, étant un adepte de la transparence et du rassemblement.

 

           Je ne suis pas le Chef de l'Etat mais le Chef du Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil, depuis Octobre 1976.

 

           C'est à ce titre que je me suis rendu à Paris, à Luxembourg et à Bruxelles, à l'Élysée, à l'Assemblée Nationale, au Sénat, devant nos frères berbères, arabes et juifs, devant nos frères pieds-noirs à Paris, devant les banquiers au Luxembourg, devant l'UNPO et les instances internationales à Bruxelles. J'ai remis à chaque fois un dossier et une lettre signée par moi pour défendre notre cause. J'ai demandé' à chaque fois un reçu signé. Les uns et les autres ne pourront pas dire qu'ils ne savaient pas.

 

           Dans l'attente de la confirmation de leurs engagements qui resteront confidentiels du fait de la conjoncture actuelle par des personnalités providentielles pour le sommet de l'Etat et pour l'Assemblée Nationale, j'assume tous les pouvoirs, toutes les responsabilités et, par conséquent, toutes les condamnations.

 

           Mon chemin est tracé. Je n'ai pas d'ennemis et encore moins d'adversaires. J'ai des cœurs fidèles qui m'accompagnent sans rien exiger. Je leur dois tout.

 

           Avec d'énormes difficultés personnelles financières, morales, physiques et personnelles,  je suis aux commandes et je le resterai en compagnie d'une équipe plus ramassée, tournée vers le seul bien commun à satisfaire.

 

           Le pouvoir isole, je le constate chaque jour. Il me fallait choisir entre mon Peuple et les miens. Je viens de le faire et suis entré dans une vocation sacerdotale qui me place face au devoir d'accomplir mes engagements collectifs au détriment des sentiments personnels.

 

           J'ai longuement médité sur le Psaume 118 dont on retrouve des enseignements dans les trois livres sacrés :

 

           Ta Parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route. Je l'ai juré, je tiendrai mon serment, j'observerai tes justes décisions. J'ai vraiment trop souffert, Seigneur ; fais-moi vivre selon ta Parole. Accepte en offrande ma prière, Seigneur : apprends-moi tes décisions. A tout instant j'expose ma vie : je n'oublie rien de ta loi. Des impies me tendent un piège : je ne dévie pas de tes préceptes. Tes exigences resteront mon héritage, la joie de mon cœur. Mon cœur incline à pratiquer tes commandements : c'est à jamais ma récompense. 

 

           Heureusement, il me reste cette foi comme seule loi, l'humilité, le devoir de servir, le besoin d'obéir à l'idéal sans être sourd, muet ou aveugle.

 

           Je ne suis pas certain d'être à la hauteur, je ne suis pas certain d'être le plus qualifié, je ne suis pas certain d'être le meilleur d'entre nous mais je suis aux commandes car d'autres ont abandonné la direction du navire pour des raisons que je respecte et que je comprends.

 

           Fils d'un père assassiné, frère de toutes celles e de tous ceux qui sont morts pour avoir aimé notre Peuple et la France mais aussi la Terre d'Algérie, il m'est impossible de mettre genoux à terre ou de m'écrouler.

 

Il y a trop d'Espérance et le temps est venu soit d'entrer dans la tombe, soit de poursuivre l'épopée en reprenant le flambeau, parfois en le ramassant lorsqu'il est au sol abandonné par le porteur.

 

J'ai le sentiment d'une mission à accomplir, que cette mission est noble, qu'elle correspond à l'attente de centaines des nôtres, qu'elle est conforme aux combats de nos ainés, qu'elle est celle de l'honneur et de la probité, de la modestie, du courage, de la détermination et de la sérénité.

 

           Les personnalités extrémistes ont été éloignées. Reste à combattre ceux qui se servant de notre combat, ramassent des fonds qui ne leur sont destinés et s'en servent pour un usage qui n'est pas le nôtre. C'est de la haute trahison. Cette action doit être condamnée et elle le sera, si elle ne s'arrête pas immédiatement.

 

           Je ne suis pas véritablement un homme d'arme mais je sais me battre et je ne reculerai devant aucun combat, aucun obstacle. Tant que je serai debout, je résisterai.

 

           Notre Nation vaut bien les paroles d'Henri de la Rochejaquelein :

 

 " Si j'avance, suivez-moi ;si je recule, tuez-moi  " 

 

           le reste de la citation parle de vengeance. Je ne la conseille pas car la vengeance est mauvaise conseillère. Je ne suis pas un Vengeur du Sang.

 

           Pour revenir au socle de la Constitution, cette Constitution qui  est la vôtre, il nous faut une loi organique afin de la "resculpter" et de lui redonner la dimension que vous espériez.

 

Elle a été blessée par des outrances. Nous ne pouvons pas la jeter aux orties. Il faut choisir le chemin démocratique et corriger par des textes médecins.

 

           Telle qu'elle est, elle existe. C'est son mérite. Il faut aller plus loin. Vous êtes le penseur et le scribe. Aidez-nous !

 

           Redonner une plus grande dimension à cette Constitution, revenir à l'écriture et à l'inspiration originales devraient être l'objet d'un Conseil de la Magistrature ayant les pouvoirs nécessaires et absolus dans ces temps de création révolutionnaire.

 

           Le cœur, l'intelligence et la raison doivent présider au service d'une petite Nation, sans prétentions excessives, qui veut continuer l'œuvre entreprise sous  les ombres et les lumières du passé.

 

           Je suis navré, meurtri, de constater les luttes d'égos, les orgueils, les contradictions entre intérêts personnels et intérêts communs, le sens de l'amour fraternel balayé par la haine de l'autre, les mensonges, les calomnies, les trahisons, ...sachant que ce n'est pas lié à la condition de Pieds-Noirs mais à la condition humaine. Nous ne sommes effectivement, hélas, que des êtres humains !

 

           Laissez-moi vous remercier chaleureusement ainsi que vos amis de l'Écho de l'Oranie pour l'aide magnifique que vous nous avez accordée en publiant au sein de votre journal cette lettre d'appel en faveur de l'Etat et de son expression gouvernementale actuelle.

 

           Une première correspondance vient de m'être remise. Elle émane d'un de nos compatriotes. Elle est chargée d'émotion et elle m'encourage à poursuivre.

 

           Même si elle reste unique, vous avez atteint votre but. Si elle suivie par d'autres, ce sera un grand bonheur.

 

           Dans un temps ou dire merci reste un crime, je tiens à vous exprimer ma reconnaissance la plus profonde.

 

           Quelque soit l'avenir, je n'oublierai jamais votre contribution, celle des Administrateurs de l'Écho d'Oranie et ce que notre Peuple vous doit.

 

           Vous avez compris que nous ne sommes pas des adversaires des Grandes Associations, que, bien au contraire, nous leur rendons hommage en nous plaçant à un autre niveau du sacrifice commun. Nous sommes toutes et tous complémentaires. Nous devons créer un Front Uni.

 

           Les menaces et les lettres d'insultes, venant d'autres horizons troubles, arrivent aussi.

 

           Je me croise les bras devant toutes les haines. Je sais de quoi les hommes sont capables.

 

           Ayant en moi celui qui me sert d'exemple, je sais où je vais et je considère les offenses comme un passage obligé. Je ne m'essuie par le visage. Les traces resteront là.

 

           Je regarde nos contradicteurs avec les mêmes yeux que nos partisans mais je lis ce qu'ils écrivent et tout n'est pas faux. Même chez eux, il y a un apport à ne pas négliger.

 

           J'ai pu parler avec l'assassin de mon père, il doit m'être possible d'entendre ceux qui rêvent, peut-être, de m'assassiner demain.

 

           Cette petite lettre sans prétention, qui sera suivie d'autres et à d'autres, a pour volonté de parler et de discuter avec les êtres que j'aime fraternellement et qui me sont essentiels pour poursuivre la route.

 

           Je me suis dépouillé de toute propriété. Je refuse d'avance toute proposition malsaine . Je n'attend rien de quiconque. Je plonge dans un univers qui devrait nous permettre, tous ensemble, de résister aux vents mauvais. Je suis devenu un homme libre. Nous ne vivons que de l'obole (deux sesterces) de la veuve mais vous savez combien cette offrande est précieuse car cette femme met plus que tout le monde.

 

           Que ceux qui ne me comprennent pas me pardonnent. Je reste disposé à compléter et à expliquer, en permanence, tous mes propos.

 

           Je  fus un "Cœur Vaillant", ce groupe d'adolescents créé par le père Gabriel Bard, Pierre Rougement et Gaston Courtois, ces fils de la Charité. J'ai sur moi notre béret et notre foulard.

 

           Notre devise était " A Cœur Vaillant, rien d'impossible"

 

           Il nous faut sortir maintenant du verbe et  démontrer par l'action car la foi, sans les œuvres, est morte en elle-même. 

 

           Bien fraternellement et modestement.

 

Jacques Villard Chef et Porte-parole du Gouvernement Provisoire Pied-Noir en  Exil

 

Président de l'Association Internationale des Pieds Noirs dans le Monde et leurs Amis-PNMA

 

Fédération des Deux Rives État Pied-Noir  à l'Ouest de la Méditerranée

 

gppne.pcm@gmail.com  06.43.12.09.35  Identifiez-vous si vous passez un message

 

Page personnelle Jacques Villard sur Facebook https://www.facebook.com/profile.php?id=100011406453200

 

Page Facebook officielle du GPPNE https://www.facebook.com/GPPNE/  

 

Page Facebook association PNMA https://www.facebook.com/piednoirdumonde/

 

Page du Blog GPPNE  http://gourvernementpn.canalblog.com/

 

https://www.youtube.com/watch?v=hkSyyc48PCo

 

Déclaration mythique. Nous allons dépasser les 10.000 vues

 

Infosplus-gabon : la voix de l'Afrique

 

https://www.infosplusgabon.com/index.php/actualites/submenu-1/2996-france-une-page-historique-souvre-les-pieds-noirs-comme-les-juifs-tentent-de-se-creer-un-foyer-national-un-etat-qui-soit-leur-propriete

 

La paix est le seul combat qui vaille d'être mené. Ce n'est plus une prière, mais un ordre qui doit monter des peuples vers les gouvernements, l'ordre de choisir définitivement entre l'enfer et la raison.

Albert Camus


Le 24 novembre 2017

Cher(e) S Compatriotes et Ami(e) S,

Je reviens d'un long périple solitaire à Paris, Luxembourg et Bruxelles.

Vous voudrez bien excuser mon silence.

Je suis aux commandes avec l'ensemble de ceux qui se battent depuis de nombreuses années maintenant sans se vendre ou vendre notre peuple au mieux offrant.

La situation est grave sur le plan international et je partage l'analyse de ce chef d'entreprise, exprimée ci-dessous.

Notre combat dépasse largement celui d'une simple association française. Il s'agit désormais de l'avenir de la France et de celui de notre État Pied-Noir.

Il nous faut créer un espace où nous pourrons permettre à notre Peuple et aux membres des peuples associés qui nous suivent de surnager dans la tourmente afin de pouvoir préserver notre destin.

Nous avons des contradicteurs internes et externes qui pensent que leur avenir dépend des politiciens qui ont massacré notre Peuple aux seuls profits de leurs intérêts particuliers. C'est une trahison.

Nous pouvons constater la situation qui ne cesse de se dégrader pour le peuple français et pour le  peuple algérien depuis des décennies. Le peuple français disparaît petit à petit. Le peuple algérien est en mer, attendant de débarquer, compte tenu des heures sombres qui s'annoncent en Afrique du Nord.

Les algériens sont aussi victimes de l'esclavage moderne et du terrorisme aveugle.

Oui, le terrorisme s'étend, le sang coule, l'insécurité augmente, l'armée est dans la rue, les lieux de cultes ferment ou changent de vocation, les entreprises s'éteignent, des migrants entrent tous les jours sur le territoire européen,  les déficits ne cessent de se creuser ...

Nous sommes déterminés à résister pacifiquement et à inscrire notre État dans le concert des Nations.

Les Pieds-Noirs n'ont en rien démérité.

Bien au contraire, ils sont restés fidèles aux engagements de Paix et de Prospérité qui furent ceux de leurs générations passées.

Ce qui se passe en France est la réplique exacte, attendue et programmée de ce qui s'est passé en Algérie à partir de 1954.

Oui, nous sommes en guerre et cette guerre va ravager la France et l'Europe.

En 1962, nous avons quitté l'Algérie vers l'Europe.

Où pensez-vous que nous pouvons aller maintenant, si ce n'est que dans un État qui soit le nôtre et dont nous pourrons maîtriser le destin ?

Je sais que nous allons contrarier les visées de ceux d'entre nous qui ont vu, dans la désespérance de la France, le moyen de s'enrichir ou de recevoir des prébendes.

Ils vont déchanter, car la France, voire le sort réservé aux indochinois ou aux harkis, a toujours abandonné ses supplétifs aux moments les plus graves de son histoire.

Resserrons les rangs et organisons-nous avec la plus extrême des énergies !

Faute de ce faire, nous serons emportés, nous aussi, par le tsunami qui se prépare.

Nous avons besoin du plus grand nombre, de sa disponibilité, de moyens financiers et de communication.

Merci de prendre contact avec vos Ministres et Députés de l'État Pied-Noir.

Nous pouvons vous remettre leur liste sur demande écrite.

Bien fraternellement et Piedsnoirement vôtre.

Jacques Villard

Chef du Gouvernement Provisoire Pied-Noir en Exil (GPPNE)

Président de l'Association des Pieds-noirs dans le Monde et leurs Amis (PNMA)

jacquesvillard34@gmail.com

06.43.12.06.35.

RETOUR COMMUNIQUÉS ET DÉCLARATIONS OFFICIELLES